Vitesse de Marche: Indicateur Simple du Risque de Déclin Cognitif
Édité par : Olga Samsonova
Les travaux du psychologue Alexander Nigel William Taylor et du spécialiste des sciences du sport Marco Arcestein mettent en évidence la vitesse de la marche comme un biomarqueur simple et facilement mesurable de la santé générale. En 2026, leur analyse confirme que l'allure de déplacement reflète une interaction complexe entre les systèmes moteurs, visuels et nerveux. Cette méthode non invasive s'inscrit dans l'évaluation gériatrique fonctionnelle visant à anticiper des problèmes neurologiques.
Une vitesse de marche considérée comme normale se situe généralement entre 1,0 et 1,4 mètre par seconde, soit environ 5 kilomètres par heure, et est corrélée au maintien de la force musculaire et de l'endurance. Inversement, les chercheurs interprètent un ralentissement significatif, tombant sous 0,8 mètre par seconde, comme un signe d'accélération du vieillissement, une diminution de la puissance musculaire et une augmentation des risques sanitaires à long terme. Des études ont établi que les individus marchant à 1,36 m/s présentent un risque de mortalité significativement différent de ceux qui se déplacent plus lentement.
Pour affiner l'évaluation de la réserve cognitive, les spécialistes recommandent un test en double tâche, où l'individu doit maintenir sa progression à pied tout en exécutant une activité mentale. Une baisse de rythme constatée lors de cette exécution simultanée peut indiquer une altération des fonctions cognitives, bien que ce dépistage ne se substitue pas à un diagnostic médical complet. Des recherches antérieures, remontant à 1997, avaient déjà souligné le lien entre l'arrêt de la marche pour répondre à une question et un risque accru de chute dans les six mois suivants, illustrant l'importance des réserves attentionnelles.
Le suivi régulier de la vitesse de marche constitue un outil précieux pour la détection précoce des changements liés à l'âge, permettant d'instaurer des interventions opportunes concernant l'activité physique. Des recherches menées sur quatorze ans par l'Université de Pittsburgh ont notamment démontré que le ralentissement de la marche était associé à un rétrécissement de l'hippocampe droit, région cérébrale clé pour la mémoire, chez les participants développant un trouble cognitif léger ou une démence. Par ailleurs, des travaux plus récents suggèrent que marcher entre 3000 et 5000 pas par jour pourrait retarder le déclin cognitif d'environ trois ans chez les seniors.
L'analyse des paramètres spatio-temporels de la marche, au-delà de la seule vitesse, fournit des indications objectives sur le contrôle et la stabilité de la locomotion, facteurs essentiels à l'autonomie. Les adultes plus âgés réduisent souvent leur longueur de pas, principalement à cause d'une faiblesse des muscles du mollet, un phénomène qui peut être contré par des exercices de résistance ciblés. L'entraînement en double tâche, combinant exercice moteur et cognitif, s'est montré plus efficace pour améliorer la vitesse et le nombre de pas chez les personnes âgées que l'entraînement sans tâche cognitive additionnelle, soutenant l'idée d'un bouclier cognitif potentiel.
10 Vues
Sources
championat.com
Zakon.kz
Здоровье Mail
Чемпионат
Osnmedia.ru
Наука Mail
Lisez plus d’actualités sur ce sujet :
Avez-vous trouvé une erreur ou une inexactitude ?Nous étudierons vos commentaires dans les plus brefs délais.
