L'Exercice Physique Modifie la Gestion du Stress et Améliore la Santé Mentale
Édité par : Olga Samsonova
Des recherches récentes en psychologie confirment que l'activité physique exerce une influence substantielle sur la santé mentale en modifiant fondamentalement la manière dont les individus gèrent le stress et les pensées intrusives. Ces découvertes mettent en lumière que les bénéfices psychologiques découlent d'améliorations spécifiques dans les processus cognitifs et affectifs, renforçant ainsi la résilience face à la pression. L'exercice se positionne comme un outil puissant d'autorégulation, complétant efficacement les thérapies mentales existantes, qu'elles soient psychothérapeutiques ou pharmacologiques, ces dernières étant reconnues dans le traitement de la dépression et de l'anxiété.
L'activité physique diminue la symptomatologie psychiatrique en réduisant le stress perçu et en interrompant activement les schémas de pensée négative répétitive, un phénomène connu sous le nom de rumination mentale. La rumination, lorsqu'elle devient dysfonctionnelle et abstraite, est un facteur transdiagnostique impliqué dans divers troubles et entretient la souffrance psychique. Des études indiquent que l'exercice, notamment aérobie d'intensité élevée, est plus efficace que l'intensité légère pour réduire l'anxiété. De plus, une cohorte de 5061 individus a soutenu que l'exercice régulier est corrélé à de faibles niveaux généraux d'anxiété et de névroses.
Le mécanisme d'action s'aligne sur l'hypothèse de l'inoculation du stress, où une activité régulière adapte le système de réponse au stress de l'organisme pour le rendre moins réactif. L'exercice produit des réponses physiologiques similaires à celles de l'anxiété, telles que l'augmentation du rythme cardiaque et respiratoire, ce qui provoque une habituation à ces stimuli et, par conséquent, une diminution de la peur associée. Parallèlement, l'hypothèse des monoamines suggère que l'activité physique améliore la transmission synaptique de neurotransmetteurs clés comme la sérotonine et la dopamine, facilitant la propagation des messagers chimiques entre les neurones.
Des recherches ont montré que les individus ayant une meilleure condition physique récupèrent plus rapidement après une exposition au stress, même si les réponses initiales sont comparables à celles des autres. Un programme d'une durée de six mois intégrant de l'exercice aérobique et un encadrement comportemental a permis d'observer des améliorations soutenues de la santé mentale lors du suivi, améliorations entièrement attribuables à des réductions mesurables du stress subjectif et de la rumination négative. Des programmes d'exercice structurés, impliquant 20 à 30 minutes d'activité relativement intense, trois à quatre fois par semaine pendant au moins 10 semaines, se sont avérés efficaces contre la dépression et certains troubles anxieux.
L'activité physique contribue également à un sentiment accru de maîtrise de soi et d'auto-efficacité, renforçant la conviction en sa propre capacité à réussir, un facteur crucial pour gérer les événements susceptibles de compromettre la santé mentale. L'entraînement à l'inoculation du stress (ITS), une approche clinique structurée en trois phases, vise à développer la résilience avant que les événements stressants ne surviennent, transformant les situations accablantes en défis gérables. Il est établi que l'exercice, même à faible intensité comme la marche, a un effet significatif sur les symptômes dépressifs, soulignant qu'un peu d'exercice est toujours préférable à l'inactivité pour la dépression.
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Sources
in.gr
ReachLink
Brainfx
PMC
Psychiatrist.com
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