Quatre étapes psychologiques pour transformer la comparaison sociale en moteur de développement

Édité par : Olga Samsonova

La recherche en psychologie contemporaine propose une méthode structurée en quatre phases visant à convertir le sentiment d'insuffisance, souvent généré par l'exposition à des contenus idéalisés sur les plateformes numériques, en une force motrice pour le développement personnel. Cette approche cherche à démanteler le cycle négatif de la comparaison sociale, un phénomène amplifié par l'architecture des médias sociaux qui favorise la diffusion de vies soigneusement éditées et filtrées.

Le psychologue Leon Festinger a théorisé la comparaison sociale dès 1954, décrivant le besoin humain inné d'évaluer ses propres capacités et opinions en se mesurant aux autres. Elena Shpagina, candidate des sciences psychologiques, observe que les pics de cette dynamique comparative se manifestent particulièrement autour de la Saint-Valentin, période où les représentations idéalisées des relations amoureuses prédominent. Cette surexposition à des idéaux esthétiques et relationnels, où l'esthétisme prime, peut fausser la perception de la réalité, car les utilisateurs sont confrontés à une version « améliorée » et partielle de l'existence d'autrui, ce qui peut éroder l'estime de soi.

La première étape de cette stratégie de résilience psychologique consiste à Reconnaître le Processus Plutôt que le Résultat. Il est impératif de comprendre que l'individu compare son processus interne, avec ses incertitudes et ses difficultés, à la vitrine polie et finalisée que l'autre choisit de présenter en ligne. Cette prise de conscience est fondamentale pour déconstruire l'illusion de perfection véhiculée par les flux numériques, où les échecs et les moments ordinaires sont rarement mis en lumière.

La deuxième phase préconise une Désintoxication Numérique, impliquant une limitation délibérée de l'exposition aux comptes qui ne présentent qu'une façade idéalisée. L'objectif est de remplacer le défilement passif par des activités centrées sur soi et des engagements actifs. Il est suggéré d'identifier les types de contenu spécifiques qui déclenchent l'envie, y compris les publications de succès professionnels sur des plateformes comme LinkedIn, identifié comme une source de stress comparatif.

L'étape trois, Recadrer l'Énergie de la Comparaison, demande une introspection ciblée. Au lieu de subir l'envie, l'individu doit s'interroger sur le besoin sous-jacent que cette émotion révèle, par exemple un désir de connexion ou de reconnaissance. Cette démarche permet de transformer l'énergie émotionnelle en une boussole orientée vers des objectifs personnels authentiques, s'alignant sur les besoins fondamentaux identifiés dans des cadres comme la pyramide de Maslow.

Enfin, la quatrième composante est la Gratitude pour l'Ordinaire. Cette pratique consiste à dresser une liste des moments relationnels et personnels qui possèdent une valeur intrinsèque, même s'ils ne possèdent pas l'attrait visuel nécessaire pour être partagés sur les réseaux sociaux. L'application de ce cadre méthodologique permet de réorienter la comparaison sociale, initialement une source d'émotions délétères, vers un levier d'action constructif, en ancrant la focalisation sur les réalisations concrètes et les besoins réels de l'individu dans son environnement non médiatisé.

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Sources

  • Oxu.Az

  • Газета.Ru

  • Top.Mail.Ru

  • PsyJournals.ru

  • ВК Пресс» Краснодар

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