Carence en Vitamine D: Lien Causal Établi avec Fatigue et Risque Accru de Démence

Édité par : Olga Samsonova

La vitamine D, désormais considérée pour son statut hormonal plutôt que comme une simple vitamine, exerce une influence systémique majeure sur le métabolisme osseux, la régulation immunitaire et les fonctions cognitives. Des investigations scientifiques récentes ont solidifié l'établissement d'un lien de causalité entre une déficience prononcée en cette substance et l'aggravation des symptômes de fatigue, un effet particulièrement marqué chez les femmes d'un certain âge.

Cette hormone, synthétisée par la peau sous l'action des rayons UVB à partir du 7-déhydrocholestérol, est essentielle au maintien de l'homéostasie calcique, régulant les flux de calcium et de phosphore dans l'organisme. Un statut vitaminique insuffisant perturbe directement l'absorption intestinale du calcium et du phosphore, entraînant des manifestations cliniques telles que des douleurs musculaires et une faiblesse musculaire généralisée. Les professionnels de la santé recommandent généralement un apport de 1 000 à 2 000 Unités Internationales (UI) par jour pour un adulte moyen, bien que les directives varient; Santé Canada suggère 600 UI par jour pour les Canadiens entre 1 et 49 ans, avec un supplément de 400 UI pour les plus de 50 ans.

Au-delà de ses fonctions musculo-squelettiques, l'importance de la vitamine D s'étend à la sphère mentale et à la régulation capillaire, de faibles concentrations étant régulièrement corrélées à des fluctuations de l'humeur. Des découvertes indiquent désormais que la carence sévère est directement associée à une augmentation du risque de développer une démence, ainsi qu'à une réduction observable des volumes cérébraux. Des chercheurs de l'Université d'Australie-Méridionale ont analysé les données de près de 300 000 adultes et ont estimé que 17 % des cas de démence en Occident pourraient être évités si aucun individu n'affichait un taux inférieur à 50 nanomoles/L.

Des travaux menés par des chercheurs de l'Inserm, notamment Catherine Féart et Cécilia Samieri de l'unité BPH, ont mis en évidence, en analysant la cohorte des Trois Cités (3C) débutée en 2000, que les participants présentant une insuffisance ou une carence en vitamine D avaient deux fois plus de risque de développer une maladie neurodégénérative, et jusqu'à trois fois plus le risque de contracter la maladie d'Alzheimer. Le récepteur de la vitamine D (VDR) est présent dans des zones cérébrales clés pour la mémoire, telles que l'hippocampe et le cortex, suggérant des mécanismes neuroprotecteurs, incluant des effets anti-inflammatoires et antioxydants.

Les spécialistes insistent sur la nécessité d'une approche diagnostique rigoureuse, soulignant que l'auto-prescription de doses élevées est déconseillée en raison du risque potentiel d'hypercalcémie. Le dosage sanguin de la 25-hydroxyvitamine D (25(OH)D) demeure la méthode la plus fiable pour établir le statut réel d'un individu et ajuster la supplémentation. L'Académie nationale de médecine suggère une réévaluation des apports entre 800 et 1 500 UI/jour en fonction de l'âge, repoussant les limites supérieures sans danger jusqu'à 4 000 UI/jour. Bien que le lien soit établi, des essais cliniques interventionnels restent nécessaires pour confirmer les dosages optimaux pour la prévention des troubles neurocognitifs, comme l'a observé une étude récente montrant une incidence plus faible de troubles neurocognitifs majeurs sur 10 ans chez les femmes prenant des suppléments.

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Sources

  • Internewscast Journal

  • University of South Australia

  • The London Osteoporosis Clinic Editorial Team

  • MedPodLA - Daniel, Ghiyam MD - Beverly HIlls CA 90210 - A4M

  • Dr. Raj Dasgupta (2026) - Sleep Advisor

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