L'Équilibre du Sommeil Équin: Repos Debout et Nécessité du Sommeil Paradoxal
Édité par : Olga Samsonova
La capacité des équidés à se reposer en position verticale est une adaptation évolutive façonnée par leur statut historique de proies. Cette somnolence debout leur assure un état de vigilance immédiate, facilitant une fuite rapide face à un danger potentiel dans les environnements ouverts où ils évoluaient. Les chevaux consacrent environ 25 % de leur temps total de repos, soit approximativement six heures sur une journée de vingt-quatre heures, à ces courtes sessions de repos réparties.
Ce repos superficiel est rendu possible par l'ingénierie anatomique sophistiquée connue sous le nom d'appareil de maintien, ou « stay apparatus ». Ce système verrouille passivement les articulations des membres, notamment par le mécanisme patellaire et l'appareil réciproque au niveau des postérieurs, permettant de soutenir la masse corporelle avec une dépense musculaire minimale. Composé de leviers osseux, de poulies comme les os sésamoïdes, et de ligaments et tendons, ce mécanisme assure une économie d'énergie essentielle pour un herbivore dont l'alimentation est relativement faible en calories. Cependant, cette position debout ne permet d'atteindre qu'un sommeil léger, le cheval maintenant ses capacités auditives en alerte.
Pour accéder au sommeil paradoxal (REM), phase indispensable à la consolidation de la mémoire, à la régénération cellulaire et à l'équilibre nerveux, l'animal doit obligatoirement se coucher. Chez le cheval adulte, cette phase de sommeil profond, caractérisée par une activité cérébrale intense, n'est accessible qu'en décubitus latéral, c'est-à-dire allongé sur le flanc. Les besoins en sommeil paradoxal sont estimés entre trente minutes et deux heures par jour pour un cheval adulte, bien que certaines sources indiquent un total de vingt à quarante minutes de sommeil paradoxal sur une journée.
L'incapacité à atteindre cette phase de sommeil profond peut entraîner des conséquences sérieuses sur la santé équine, allant de l'irritabilité à une baisse de vigilance. Cette privation peut se manifester par des comportements anormaux ou des « attaques de sommeil » après sept à quatorze jours d'interruption. Des facteurs tels que la douleur musculo-squelettique en position couchée, un environnement stressant comme la proximité d'une fête foraine, ou un sentiment d'insécurité dû à l'absence d'un compagnon peuvent inhiber le coucher nécessaire au sommeil paradoxal.
Assurer le bien-être des chevaux domestiques repose sur une compréhension nuancée de cette dualité de repos. Les professionnels de la santé équine insistent sur l'importance d'un environnement sécurisant, incluant une litière confortable et une routine stable, pour encourager le cheval à adopter la position couchée requise pour son repos mental profond. La vigilance des propriétaires face aux signes de fatigue ou de stress est primordiale pour prévenir les troubles du sommeil, qui sont vitaux pour la performance et la résilience de l'animal.
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Sources
Postoast
Wikipedia
Onlinepethealth
Encyclopedia Britannica
The Equine Institute
The Indian Express
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