Structure Sonore des Mots Influence la Mémorisation, Selon Étude en Psycholinguistique

Édité par : gaya ❤️ one

De nouvelles investigations scientifiques, publiées dans la revue Cognition, suggèrent que la structure acoustique des unités lexicales module leur mémorisation, ouvrant des perspectives pour les stratégies de communication en 2025. Ces travaux s'inscrivent dans le champ de la psycholinguistique, une discipline qui analyse les processus mentaux régissant la compréhension et la production du langage humain, en s'appuyant sur une approche issue de la révolution cognitive des années 1950.

Les chercheurs ont mobilisé le concept de « surprisal », une métrique dérivée de la théorie de l'information, pour évaluer le degré d'imprévisibilité d'un phonème ou d'un mot par rapport aux schémas linguistiques habituels. Pour quantifier cette notion, les spécialistes ont analysé un corpus massif de 51 millions de mots extraits de sous-titres de films et d'émissions de télévision américains, appliquant les principes de la théorie de l'information pour déterminer la contribution informationnelle de chaque son du discours. Cette démarche méthodologique vise à dépasser l'idée traditionnelle, souvent associée à Ferdinand de Saussure, selon laquelle le lien entre la forme sonore d'un mot et son sens est purement arbitraire et conventionnel.

Les résultats obtenus indiquent que les lexèmes jugés particulièrement vifs, c'est-à-dire très concrets ou spécifiques, affichent également des scores de surprisal élevés, et que cette conjonction renforce de manière significative la capacité de reconnaissance mnésique. L'étude a spécifiquement mis en évidence que des termes concrets tels que « chien » ou « fleur » présentaient à la fois une plus grande vivacité et une structure sonore plus surprenante que des concepts abstraits comme « complot » ou « étourdir ». Cette corrélation significative entre la spécificité sémantique et la surprisal acoustique suggère que les caractéristiques sonores exercent une influence sur l'orientation de l'attention cognitive.

L'hypothèse avancée par les auteurs est que les locuteurs façonnent ou maintiennent inconsciemment des formes de mots qui introduisent une dose de surprise afin de capter l'attention et d'ancrer plus solidement les concepts cruciaux dans la mémoire à long terme. Cette connaissance est directement transposable dans des domaines professionnels exigeant une haute rétention de l'information, notamment dans l'éducation et la publicité, où la sélection de vocables à forte surprisal peut maximiser l'impact et la pérennité du message transmis. L'application de ces principes pourrait optimiser la conception de supports pédagogiques ou de campagnes marketing pour garantir une meilleure consolidation des informations clés auprès de l'audience visée.

14 Vues

Sources

  • The Independent

  • Marokko Nieuws

  • PLAYTECH.ro

  • Yahoo News

  • The Independent

  • ScienceDaily

  • ResearchGate

  • Frontiers

  • MWN

  • CAF Online

  • IWGIA

  • ANEP

  • Le360.ma

  • Scribd

  • Scribd

  • Wikipedia

  • ArtKlett

  • Știrile ProTV

Avez-vous trouvé une erreur ou une inexactitude ?

Nous étudierons vos commentaires dans les plus brefs délais.