Washington affirme son contrôle sur le Venezuela et revendique une influence sur le Groenland
Édité par : Tatyana Hurynovich
Le 9 janvier 2026, le Président Donald Trump a exposé une position ferme sur la politique étrangère américaine, insistant sur la nécessité pour les États-Unis de maintenir leur emprise sur le Groenland afin de contrer toute incursion russe ou chinoise dans ce territoire stratégique. Cette déclaration intervient quelques jours après une opération militaire américaine qui a abouti à la capture du Président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier 2026.
L'administration Trump a indiqué que l'acquisition d'une influence sur le Groenland se ferait soit par des moyens diplomatiques, qualifiés de « voie facile », soit par d'autres méthodes, désignées comme la « voie difficile », une formulation qui a immédiatement suscité des préoccupations internationales. Au Venezuela, l'opération « Détermination absolue », menée par les forces américaines, a conduit à l'arrestation et à l'exfiltration de Nicolás Maduro et de son épouse vers les États-Unis pour y faire face à des accusations, notamment de narcoterrorisme. Le Président Trump a affirmé que les États-Unis étaient désormais « en contrôle » du Venezuela, suggérant une période d'administration intérimaire américaine jusqu'à une « transition sûre, appropriée et judicieuse ».
Cette action unilatérale, qui rappelle l'intervention de 1989 au Panama, est présentée par Washington comme l'application concrète de la réaffirmation de la doctrine Monroe, visant à sécuriser les intérêts nationaux fondamentaux dans l'hémisphère occidental et à prévenir l'implantation de puissances non hémisphériques. Face à l'affirmation de contrôle américain sur le Groenland, une entité autonome au sein du Royaume du Danemark, la réaction fut immédiate et ferme.
Le Premier Ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, en fonction depuis avril 2025, et quatre autres chefs de partis groenlandais ont conjointement rejeté toute notion de contrôle américain, réaffirmant le droit inaliénable à l'autodétermination du peuple groenlandais. Le Groenland, peuplé de 57 000 habitants, est un territoire stratégique en raison de son emplacement dans le passage GIUK et de ses ressources minières et terres rares, alimentant l'intérêt américain.
L'onde de choc s'est rapidement propagée parmi les alliés européens. Plusieurs nations de l'OTAN, dont le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne, l'Espagne et le Danemark, ont publié une déclaration commune stipulant que l'avenir du Groenland relevait exclusivement de la décision du Danemark et du peuple groenlandais. La Première Ministre danoise, Mette Frederiksen, a averti que toute tentative d'annexion militaire contre un territoire lié à un membre de l'OTAN pourrait entraîner la fin de l'Alliance atlantique. Des officiels danois et groenlandais ont rencontré des conseillers du Conseil de sécurité nationale américain jeudi pour obtenir des éclaircissements sur les intentions de Washington.
L'administration Trump semble privilégier une logique où seule sa propre « moralité » constitue une limite à l'action, rejetant explicitement le besoin du droit international. Cette approche, qui favorise la coercition et les accords transactionnels sur les principes démocratiques et la souveraineté, soulève des inquiétudes quant à la stabilité des normes internationales. Le Secrétaire d'État américain Marco Rubio doit poursuivre les discussions avec les responsables danois la semaine suivante afin de désamorcer les tensions diplomatiques. Le contraste entre l'action au Venezuela et la pression exercée sur le Groenland illustre la nouvelle doctrine de politique étrangère américaine, perçue comme une tentative d'accroître la dissuasion face à la Russie et à la Chine, mais qui teste la cohésion de l'Alliance.
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Sources
Fox News
Fox News
SDG News
News On AIR
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