Le Maquereau S'impose Comme Source Majeure et Durable d'Oméga-3 pour l'Avenir Alimentaire
Édité par : Olga Samsonova
Le maquereau est en passe de supplanter la sardine en tant que source primordiale et écologiquement viable d'acides gras Oméga-3, une évolution significative anticipée pour les régimes alimentaires à partir de 2026. Cette montée en puissance s'appuie sur son profil nutritionnel exceptionnel, répondant aux exigences croissantes en matière de santé publique et de durabilité des ressources marines. Ce poisson gras, principalement pêché en Europe de mars à mai, demeure accessible toute l'année sous forme fraîche, congelée ou en conserve, assurant une disponibilité constante pour les consommateurs.
Ce petit poisson pélagique présente des concentrations remarquables en EPA (acide eicosapentaénoïque) et en DHA (acide docosahexaénoïque), des lipides essentiels dont l'apport quotidien recommandé est de 250 milligrammes pour chacun. Ces composés sont directement corrélés à la protection cardiovasculaire, notamment par la régulation de la tension artérielle et l'amélioration de l'élasticité vasculaire, ainsi qu'à des effets anti-inflammatoires et un soutien cognitif. De surcroît, une portion de 100 grammes de maquereau peut couvrir l'intégralité des besoins journaliers en Vitamine D, un nutriment dont l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) estime que 70% de la population française présente un apport insuffisant. Au-delà des Oméga-3, le maquereau offre une densité nutritionnelle notable, intégrant environ 20% de protéines de haute qualité, des apports substantiels en Vitamine B12, pouvant représenter trois fois les apports journaliers recommandés, et en sélénium, un antioxydant clé.
Le maquereau est également une source majeure d'iode, avec 100 grammes couvrant 43% des besoins quotidiens, un atout crucial étant donné que 20% de la population française souffre d'une carence en cet oligo-élément. Ces minéraux, incluant le phosphore et le magnésium, soutiennent le maintien d'une ossature saine et le bon fonctionnement du système nerveux. Un avantage comparatif majeur réside dans son profil de contamination au mercure. Contrairement aux grands prédateurs situés en bout de chaîne alimentaire, tels que l'espadon (1212 µg/kg) ou le thon rouge (290 µg/kg en moyenne), le maquereau accumule des niveaux plus faibles de ce neurotoxique. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) suggère que des espèces comme le maquereau tacheté peuvent être consommées sans risque jusqu'à deux fois par semaine, le positionnant favorablement pour une consommation fréquente.
La tradition culinaire valorise ce poisson à travers des préparations qui soulignent sa saveur et préservent ses nutriments. Au Portugal, notamment dans les Açores, des plats rustiques comme les Cavalas à Tanoeiro illustrent cette appréciation, impliquant souvent des méthodes de cuisson rapides. Une recette traditionnelle consiste à faire mijoter le poisson avec des aromates, comme l'oignon et l'ail, avant de le finaliser avec un filet d'huile d'olive, une technique qui préserve l'intégrité des acides gras essentiels. La réintroduction d'aliments économiquement accessibles, tels que le maquereau, est perçue comme une stratégie efficace pour rehausser la qualité diététique globale. Face à l'inflation alimentaire, le maquereau en conserve demeure une alternative pratique et économique, conservant une teneur élevée en Oméga-3, car le processus de conservation n'altère pas ces acides gras.
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