Le Gingembre et Autres Épices Montrent un Triple Bénéfice dans la Gestion de la Glycémie du Diabète de Type 2
Édité par : Olga Samsonova
Des analyses récentes soulignent le rôle du gingembre comme épice clé dans la gestion des indicateurs du diabète sucré de type 2 (DT2). Ce rhizome, dont l'action est attribuée à ses polyphénols tels que le gingérol, présente des effets anti-inflammatoires et semble améliorer la sensibilité à l'insuline chez les sujets concernés. Des études animales menées sur des rats soumis à un régime riche en graisses et glucides (HFHC) ont démontré qu'un extrait de gingembre entraînait une baisse significative de la glycémie après dix semaines de traitement, accompagnée d'une réduction notable de l'insulinémie, indiquant une diminution de l'insulinorésistance dans le groupe traité par rapport au groupe témoin.
Le gingérol, principal constituant phénolique du gingembre, agit en augmentant la phosphorylation de l'AMPK alpha-sous-unité dans les cellules musculaires squelettiques, un processus lié à une augmentation de l'expression de l'ARNm de PGC-1α et du contenu mitochondrial. Une revue majeure a confirmé les effets marqués de cette épice, notant une diminution des taux de glucose à jeun, d'HbA1c et d'insuline. Des dosages quotidiens de gingembre compris entre 600 et 3000 mg ont révélé des effets prononcés sur ces marqueurs métaboliques essentiels.
Une étude clinique randomisée menée au Brésil sur 103 patients DT2 a spécifiquement montré une réduction significative de la glycémie à jeun de -29,55 mg/dL dans le groupe gingembre, contre -9,25 mg/dL pour le placebo, après 90 jours avec une dose de 1,2 g/jour. Parallèlement, une étude clinique non randomisée, bien que plus courte (6 semaines) et portant sur 1,196 g d'extraits aqueux par jour, a révélé une augmentation significative de 42,37 % de la sensibilité à l'insuline chez les 10 participants inclus.
En complément du gingembre, d'autres épices du régime méditerranéen, telles que le cumin, la cannelle, le curcuma et le safran, affichent des bénéfices collectifs dans le contrôle glycémique en combattant l'inflammation systémique, un facteur intrinsèquement lié à l'insulinorésistance. La cannelle, reconnue pour ses propriétés anti-inflammatoires, pourrait entraîner une diminution significative du glucose sanguin et de certains lipides sanguins. L'intérêt pour les polyphénols présents dans ces végétaux est croissant dans la gestion du DT2, car ils pourraient expliquer une partie des bénéfices observés dans la prévention de cette pathologie, notamment par la diminution de l'absorption intestinale du glucose.
Dans le cadre d'une approche thérapeutique intégrée, le gingembre est recommandé en complément des traitements classiques comme la metformine, étant particulièrement pertinent pour les diabétiques de type 2 présentant une résistance à l'insuline. La consommation quotidienne se situe souvent entre 1 et 2 g de poudre par jour. Il est crucial de noter que, pour éviter les interactions médicamenteuses, le gingembre doit être évité avec les sulfamides hypoglycémiants comme le glibenclamide et durant les traitements anticoagulants en raison d'un risque accru de saignement. L'intégration sécurisée de ces épices dans le régime alimentaire nécessite le respect des dosages et une consultation médicale préalable.
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Sources
znaj.ua
Access Medical Labs Blogs
Surrey Live
MDPI
Bali clinic
Healthline
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