Adhésion au régime MIND corrélée à un ralentissement du vieillissement cérébral structurel
Édité par : Olga Samsonova
Une analyse approfondie des données révèle une corrélation significative entre une adhésion plus stricte au régime MIND et un ralentissement des changements structurels observés dans le cerveau. Les participants ayant rigoureusement suivi ce protocole alimentaire ont manifesté une diminution de la perte de matière grise, un effet qui équivaut à un report de 2,5 années du vieillissement cérébral. Cette observation souligne le potentiel de la nutrition comme levier de préservation cognitive face au temps.
De surcroît, cette observance accrue s'est révélée être associée à une expansion plus lente du volume ventriculaire total. Ce phénomène suggère un bénéfice additionnel, se traduisant par un délai d'un an supplémentaire dans le processus de vieillissement cérébral. Le liquide céphalo-rachidien (LCR), qui baigne le cerveau et la moelle épinière, circule dans ces ventricules, et son volume est un indicateur clé de la santé structurelle.
Le régime MIND, acronyme de « Mediterranean-DASH Intervention for Neurodegenerative Delay », a été conceptualisé en 2015 par la chercheuse Martha Morris et son équipe à l'Université Rush de Chicago. Il synthétise les principes du régime méditerranéen et du régime DASH, axé sur la réduction de l'hypertension, dans l'objectif de contrecarrer les maladies neurocognitives comme la maladie d'Alzheimer.
Ce modèle nutritionnel préconise une consommation élevée de légumes verts à feuilles, de baies, d'huile d'olive et de protéines maigres, des composants riches en antioxydants et en acides gras oméga-3. Ces nutriments combattent l'inflammation et le stress oxydatif, facteurs qui peuvent accélérer la mort neuronale. Inversement, le régime MIND impose une limitation stricte des aliments frits, des sucreries, des viandes rouges, du beurre, de la margarine dure et des fromages gras, produits souvent riches en graisses saturées ou en sucres à indice glycémique élevé.
L'impact du régime MIND sur la structure cérébrale s'inscrit dans un contexte plus large de bénéfices cognitifs. Des études observationnelles antérieures, y compris une analyse française sur 16 ans, ont déjà démontré une réduction de 30 % du risque de troubles cognitifs chez ses adeptes. De plus, une adhérence élevée a été associée à une réduction du risque de démence et d'accident vasculaire cérébral (AVC) dans une cohorte de près de 170 000 adultes suivis au Royaume-Uni sur dix ans.
Le fait qu'une meilleure alimentation puisse influencer positivement la structure cérébrale confère au régime MIND une pertinence clinique majeure dans la prévention du déclin neurologique lié à l'âge. Le régime MIND se distingue ainsi comme l'un des modèles alimentaires offrant une protection notable contre divers troubles neurologiques.
5 Vues
Sources
www.topontiki.gr
News-Medical.Net
The Resident
KRDO
Framingham Today
Science Media Centre
Lisez plus d’actualités sur ce sujet :
Avez-vous trouvé une erreur ou une inexactitude ?Nous étudierons vos commentaires dans les plus brefs délais.



