Maintien de la Masse Musculaire Après 60 Ans: Nécessité pour une Longévité Active

Édité par : Olga Samsonova

Des confirmations médicales de spécialistes en 2026 réaffirment que l'acquisition et le maintien de la masse musculaire restent une possibilité concrète et une nécessité absolue pour garantir une longévité en bonne santé après 60 ans. Cette perspective réfute l'idée reçue selon laquelle l'entraînement en résistance devrait être écarté avec l'âge. La sarcopénie, définie comme la diminution progressive de la masse et de la force des muscles squelettiques liée au vieillissement, affecte jusqu'à la moitié des individus de plus de 80 ans. Cette condition impacte sévèrement l'équilibre, le métabolisme basal et l'autonomie fonctionnelle des seniors.

En Europe, environ 25 % des personnes de plus de 55 ans sont touchées par cette pathologie, reconnue par l'Organisation Mondiale de la Santé depuis 2016, et elle constitue un facteur majeur de fragilité. La préservation de la musculature est directement liée à la qualité de vie et à la gestion efficace des affections chroniques prévalentes, telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires. Les recherches indiquent que si la masse musculaire se développe jusqu'à environ 20 ou 30 ans, elle décline ensuite d'environ 1 % annuellement, avec une accélération observée après 50 ans, où les pertes annuelles peuvent atteindre entre 3 % et 8 % chez les individus sédentaires.

L'Académie nationale de médecine a souligné en janvier 2026 que l'allongement de l'espérance de vie, où près de 30 % de l'existence se déroule après 60 ans, doit impérativement s'accompagner du maintien des capacités intrinsèques pour prévenir la dépendance. L'approche privilégiée pour contrer ce déclin réside dans l'exercice régulier, avec une emphase sur le renforcement contre résistance, utilisant haltères, machines de musculation ou exercices au poids du corps. Des études spécialisées montrent que deux à trois séances hebdomadaires sur des cycles de 23 semaines peuvent améliorer significativement la force et la vitesse de marche, y compris chez les personnes de plus de 70 ans.

Pour les individus présentant des limitations physiques, des modalités à faible impact comme les bandes de résistance ou les exercices aquatiques sont préconisées, l'accent étant mis sur la force fonctionnelle et l'exécution technique sous supervision professionnelle. Des protocoles spécifiques, tels que se lever d'une chaise ou la marche talon-orteil, pratiqués trois fois par semaine, sont des exemples d'activités améliorant la coordination et la stabilité. Un pilier nutritionnel essentiel pour soutenir la synthèse protéique musculaire est un apport protéique adéquat, les estimations suggérant des besoins quotidiens se situant entre 1,2 et 1,6 gramme par kilogramme de poids corporel pour les seniors, un besoin accru par rapport à la recommandation de 0,8 g/kg/jour pour un adulte jeune.

Les chercheurs de l'Inserm ont établi un lien significatif: les personnes fragiles consommaient moins de protéines, et des apports suffisants pouvaient réduire le risque de fragilité de près de 60 %, les protéines protégeant spécifiquement contre la sarcopénie. Il est conseillé de répartir cet apport sur chaque repas, bien que certaines données suggèrent une concentration au déjeuner pour un effet anabolique optimal, la consommation de protéines dans les trois heures suivant l'exercice renforçant cette synergie. Les protéines laitières, en raison de leur digestibilité et de leur composition en acides aminés essentiels, sont particulièrement étudiées pour leur capacité à stimuler la synthèse protéique. La régularité, avec une fréquence de trois à quatre séances de 30 minutes par semaine, est jugée plus déterminante que l'intensité brute pour obtenir des bénéfices durables sur la force et l'équilibre.

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Sources

  • India Today

  • India Today

  • Medical News Today

  • F45 Training

  • NIH

  • ResearchGate

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