Heure de coucher entre 22h et 23h associée à un risque réduit de dépression chez les adultes américains

Édité par : Olga Samsonova

Des recherches récentes en psychologie ont établi une corrélation significative entre des moments précis d'initiation du sommeil et une diminution de la probabilité de développer des symptômes dépressifs chez les adultes résidant aux États-Unis. L'analyse des données issues de l'enquête nationale NHANES, couvrant la période de 2015 à 2020, a permis d'identifier une fenêtre temporelle optimale pour l'endormissement, située entre 22h00 et 23h00, désormais considérée comme un facteur protecteur potentiel contre les troubles de l'humeur.

L'exploitation de bases de données comme NHANES est reconnue pour son potentiel dans l'exploration des liens entre le sommeil et divers indicateurs de santé, bien que la complexité des variables rende difficile l'isolement de l'influence du sommeil seul. Les sujets adultes dont l'heure de coucher se situait en dehors de cet intervalle privilégié ont manifesté des risques accrus de signaler des manifestations dépressives. Plus spécifiquement, les heures d'endormissement comprises entre 01h00 et 20h00 ont été statistiquement associées à des probabilités substantiellement plus élevées de présenter des symptômes dépressifs, comparativement au groupe de référence établi dans l'étude.

Cette observation renforce l'idée que la désynchronisation du rythme circadien, l'horloge biologique interne régulée par des cycles d'environ 24 heures, joue un rôle prépondérant dans la régulation de l'humeur. La perturbation de ce rythme biologique, qui gouverne de multiples fonctions allant de la température corporelle à la sécrétion hormonale, est un facteur connu d'altération de la santé mentale. Des déséquilibres dans les rythmes circadiens sont d'ailleurs des caractéristiques observées dans la dépression et le trouble bipolaire, impliquant des anomalies dans la sécrétion de cortisol ou de mélatonine.

Les stratégies de prévention en santé mentale devraient par conséquent intégrer l'évaluation rigoureuse des schémas d'endormissement comme une composante essentielle pour une approche proactive. Il est à noter qu'un tiers des adultes américains n'atteignent pas les sept heures de sommeil considérées comme réparatrices, selon des données antérieures du CDC. L'impact de ces décalages horaires ne se limite pas à l'humeur; des études montrent que dormir trop peu ou trop longtemps peut entraîner des performances cognitives réduites et des symptômes d'anxiété.

Les connaissances actuelles en chronobiologie suggèrent que des interventions sur la rythmicité circadienne, telles que la luminothérapie ou la privation de sommeil contrôlée, peuvent servir d'antidépresseurs rapides, soulignant le potentiel thérapeutique de la régulation du sommeil. Le «décalage horaire social», où l'horloge interne est en conflit avec les impératifs sociaux, est un sujet de recherche continu concernant ses effets sur la santé globale. L'intégration de ces données dans les recommandations cliniques pourrait transformer la prévention de la dépression, en orientant la gestion vers une approche chronobiologique proactive pour les populations adultes.

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Sources

  • Scienmag: Latest Science and Health News

  • Annals of General Psychiatry

  • ResearchGate

  • PMC - NIH

  • Atlantis Press

  • Frontiers

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