Transition Éducative Vers l'Intégralité Humaine d'ici 2026
Édité par : Olga Samsonova
D'ici l'horizon 2026, le paysage éducatif mondial amorce une mutation significative, délaissant l'accumulation de savoirs factuels au profit d'un apprentissage profond axé sur l'épanouissement humain. Cette évolution reconnaît que l'institution scolaire doit être un creuset de formation de la personne, où les valeurs fondamentales prennent racine et où la curiosité intrinsèque de l'enfant est nourrie, tout en cultivant le respect de l'altérité. L'essence même de l'éducation se redéfinit ainsi, non plus comme une simple transmission de données, mais comme l'actualisation du potentiel humain dans sa globalité, englobant les facultés cognitives et émotionnelles.
Face à l'accélération de l'intelligence artificielle, qui menace de rendre obsolète la simple mémorisation, l'impératif éducatif se déplace vers la maîtrise de l'intelligence émotionnelle et la gestion experte des interactions sociales. Des systèmes éducatifs mondiaux, avec des révisions programmées pour 2025 et 2026, intègrent désormais les dimensions socio-émotionnelles (SEL) comme prérequis à l'acquisition des compétences académiques. Cette approche vise à établir une base émotionnelle stable, indispensable sur laquelle les savoir-faire et les compétences professionnelles pourront se construire solidement.
Le philosophe américain John Dewey, figure majeure du pragmatisme, dont la pensée continue d'influencer les réformes, avait postulé que « l'éducation est la vie même », soulignant que l'existence est intrinsèquement liée au vécu émotionnel interne. Dewey, qui a fondé son école laboratoire à Chicago dès 1896, rejetait la séparation entre théorie et pratique, insistant sur l'apprentissage par l'action. Son ambition était politique autant que pédagogique, visant à transformer le monde par l'éducation, en faisant de l'école une communauté coopérative.
Cette tendance est confirmée par des recherches menées en 2026, indiquant que la majorité des paradigmes éducatifs de premier plan placent désormais l'intelligence émotionnelle au cœur de leur structure. Cette reconnaissance fait écho aux observations cliniques où des individus diplômés peinent à naviguer les pressions de la vie, signalant une lacune dans le développement socio-émotionnel initié durant la scolarité. L'intelligence émotionnelle, conceptualisée par Peter Salovey et John Mayer dès 1990, englobe la conscience de soi, la maîtrise de soi, l'empathie et les compétences sociales, des aptitudes cruciales pour l'adaptation sociale.
Ce pivot paradigmatique exige des établissements qu'ils se concentrent sur le développement des aptitudes émotionnelles et sociales, considérées comme la pierre angulaire de la pédagogie progressiste. L'intégration de cette perspective a des répercussions directes sur le climat scolaire, se traduisant par une diminution des cas d'intimidation, phénomène que des plans de lutte récents, comme celui du Québec pour 2023-2028, cherchent à contrer. Des programmes comme RULER, développé par le Yale Center for Emotional Intelligence, montrent des résultats empiriques, avec des réductions de conflits de l'ordre de 19% à 13% par semaine dans les écoles pilotes.
La question fondamentale qui demeure est de savoir si les structures éducatives sont réellement préparées à opérer cette transition, passant de la simple « transmission de connaissances » à la « construction d'êtres humains » complets et résilients, capables de gérer les défis complexes de la société contemporaine.
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Sources
ZENIT - Arabic
BookTrib
Daniel Goleman
Hunter Adams
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