Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy
Zelenskyy Exige des Négociations de Paix à Kyiv, Écartant Moscou et Minsk
Édité par : gaya ❤️ one
Le Président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a lancé un défi diplomatique le 30 janvier 2026, invitant publiquement son homologue russe, Vladimir Poutine, à se rendre à Kyiv pour engager des pourparlers de paix. Cette déclaration marque une position intransigeante, M. Zelenskyy ayant catégoriquement écarté toute possibilité de sommet à Moscou ou en Biélorussie, désignant ces deux entités comme l'agresseur et son partenaire dans le conflit, respectivement. Le président ukrainien a déclaré avec fermeté: « Je l'invite publiquement, s'il ose », à venir à Kyiv pour des discussions directes.
Cette posture assertive s'inscrit dans un contexte de négociations actives, notamment les pourparlers récents sous médiation américaine à Abou Dhabi, qui ont permis de maintenir un fil diplomatique ouvert. Des discussions préliminaires en vue d'une nouvelle rencontre étaient évoquées pour le 1er février 2026, faisant suite aux échanges tripartites à Abou Dhabi tenus le vendredi et samedi précédents, qualifiés de « très constructifs » par l'envoyé spécial américain Steve Witkoff. L'élection de Donald Trump en 2025 a également influencé les développements diplomatiques en cours, incluant des mentions du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans les efforts bilatéraux.
Un obstacle substantiel aux avancées concrètes demeure la question territoriale, M. Zelenskyy ayant confirmé qu'aucun accord n'avait été trouvé car les exigences russes impliquent une modification de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Il a cependant identifié le maintien des forces aux positions actuelles comme la « solution la moins problématique » envisagée jusqu'à présent. Parallèlement, le président ukrainien a souligné que la Russie avait suspendu les échanges de prisonniers, un autre point de friction majeur, contrastant avec l'accord d'échange de juillet 2025 à Istanbul prévoyant l'échange de 1 200 prisonniers de chaque côté.
L'analyse de cette manœuvre diplomatique révèle la tentative du Président Zelenskyy de positionner Kyiv comme le centre de toute résolution future, rejetant les lieux symboliques associés à l'agression ou à la complicité. Le refus d'accepter Moscou ou Minsk comme lieu de pourparlers signale une détermination à ne pas légitimer la position de l'agresseur sur son propre sol. Les négociations bloquent notamment sur la demande russe de retrait des troupes du Donbass, une condition que Kyiv rejette systématiquement, réaffirmant la nécessité d'un cessez-le-feu complet et inconditionnel comme base essentielle.
Historiquement, les pourparlers de paix entre les deux nations, débutés le 27 février 2022 après le non-respect des accords de Minsk de 2014, ont toujours été semés d'embûches, avec des positions jugées « diamétralement opposées » par le Kremlin. La proposition d'un sommet direct entre les présidents reste conditionnée par des garanties de sécurité solides pour l'Ukraine et la résolution des différends territoriaux, des points qui restent en suspens malgré les efforts de médiation américains. Cette exigence de rencontre à Kyiv représente une escalade dans l'affirmation de la position ukrainienne face à l'impasse actuelle, accentuée par des facteurs externes tels que les tensions américano-iraniennes qui pourraient affecter la réunion du 1er février à Abou Dhabi.
Sources
Radio Televizija BN
Interfax-Ukraine
UNITED24 Media
Anadolu Agency
AFP via Getty Images
Wikipedia
