Les Secrets du Goulasch Croate Authentique : Sélection de Viande et Technique de Triple Déshydratation
Édité par : Olga Samsonova
Un chef cuisinier croate de renom a récemment levé le voile sur les étapes fondamentales pour élaborer un goulasch digne de ce nom. Son approche met en lumière une rigueur absolue tant dans le choix des matières premières que dans la préparation minutieuse de l'oignon. Cette méthode, profondément ancrée dans la tradition culinaire des Balkans où le goulasch rivalise en importance avec la soupe de poisson et les ćevapi, exige une attention obsessionnelle aux détails afin d'atteindre une profondeur gustative maximale. Dans le panorama gastronomique européen, où l'oignon est essentiel pour déterminer le piquant et le bouquet aromatique, la technique de sa transformation est déterminante pour la texture finale du plat.
Selon ce maître-artisan, la pièce maîtresse d'un goulasch authentique est sans conteste la joue de bœuf, bien que l'épaule puisse servir de substitut acceptable. Il est formellement déconseillé d'opter pour la viande de jambon en raison de sa structure trop fibreuse, ce qui compromettrait inévitablement la tendreté recherchée. Il est crucial de conserver les veines de gras, en retirant uniquement les membranes et les tendons ; cette graisse est la garantie de l'onctuosité durant la longue phase de mijotage. La viande doit être taillée en gros cubes, dont la taille peut atteindre cinq centimètres, une caractéristique qui distingue cette méthode des recettes simplifiées utilisant une découpe plus fine.
Le deuxième pilier de la réussite réside dans la préparation de l'oignon. Celui-ci doit être revenu jusqu'à obtenir une teinte dorée prononcée, mais il est impératif de ne jamais le réduire en purée au mixeur ou de le râper, afin d'éviter l'introduction d'une saveur de « bouilli » dans la sauce. Lors de la cuisson, l'oignon, riche en vitamines C et B, se transforme progressivement en une pâte onctueuse qui enrichit le liquide de cuisson. Néanmoins, la phase initiale de son brunissement reste une étape critique qui ne saurait être négligée.
Le processus technologique de cuisson repose sur le principe de la triple déshydratation. La première étape consiste en un saisisement intense des morceaux de viande pour emprisonner les sucs. La seconde phase implique l'évaporation complète du vin ajouté, lequel confère au plat son acidité et sa complexité. La troisième et dernière étape est l'évaporation totale de l'humidité libérée par les légumes-racines et les épices introduits après le vin. Cette séquence méticuleuse permet de concentrer les composés aromatiques avant d'entamer le mijotage lent proprement dit.
Pour la cuisson lente, il convient d'utiliser le strict minimum de liquide. Idéalement, on privilégiera un bouillon concentré, conservé d'une préparation de goulasch antérieure, ce qui est souvent le signe d'une cuisine de chef chevronné. Juste avant le service, on incorpore la pâte de tomate, les graines de cumin et le persil frais. Une fois retiré du feu, le plat nécessite un temps de « repos », en le couvrant partiellement, afin de permettre aux saveurs de s'harmoniser définitivement. Cette technique, axée sur la concentration maximale des goûts par évaporation, assure une consistance riche et dense sans nécessiter l'ajout d'agents épaississants comme l'amidon.
Sources
Krstarica
Stil
Krstarica
ELLE
Hrvatski Kuharski Savez
Večernji.hr
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