Le Sommeil S'impose Comme Facteur Clé de la Longévité, Selon de Nouvelles Données
Édité par : Olga Samsonova
Des recherches approfondies menées à grande échelle confirment que le repos nocturne adéquat constitue un pilier fondamental de la longévité, potentiellement plus influent que l'alimentation ou l'exercice physique sur l'espérance de vie. Une analyse publiée en décembre 2025 a établi un lien significatif entre un sommeil insuffisant et une réduction de la durée de vie, les chercheurs notant que cette corrélation était plus marquée que pour des facteurs tels que l'activité physique ou l'isolement social, se situant juste après le tabagisme en termes d'influence négative.
Les données utilisées pour cette conclusion proviennent d'enquêtes nationales américaines menées par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) entre 2019 et 2025, recoupées avec des statistiques d'espérance de vie au niveau des comtés. La durée optimale de sommeil recommandée pour les adultes se situe entre sept et neuf heures par nuit, le seuil minimum de sept heures étant jugé indispensable pour les réparations cellulaires essentielles et le maintien de l'équilibre hormonal. Andrew McHill de l'Université de l'Oregon a souligné la force de cette corrélation, confirmant le sommeil comme un facteur véritablement essentiel à la survie à long terme, au même titre que la santé cardiovasculaire, le système immunitaire et les fonctions cérébrales.
La qualité du sommeil, notamment la prédominance du sommeil profond, s'avère déterminante pour la santé cardiovasculaire future. De plus, la perturbation du rythme circadien, l'horloge biologique régissant le cycle veille-sommeil sur 24 heures, peut accélérer le vieillissement cérébral, même lorsque la durée totale de sommeil paraît suffisante. L'horloge centrale, localisée dans les noyaux suprachiasmatiques de l'hypothalamus, synchronise les horloges périphériques, la mélatonine étant sécrétée la nuit sous son contrôle.
Pour optimiser les bénéfices du sommeil sur la longévité, les spécialistes préconisent l'adoption d'un horaire de coucher et de lever fixe, une hygiène de sommeil irréprochable (obscurité, environnement calme), et la limitation des excitants en soirée. Une étude observationnelle portant sur plus de 700 000 vétérans américains a d'ailleurs identifié une bonne hygiène de sommeil comme l'une des huit habitudes de vie saines associées à un gain potentiel de plus de 20 ans d'espérance de vie si elles sont adoptées dès la quarantaine.
Historiquement, le sommeil continu n'était pas la norme; jusqu'au XIXe siècle en Europe, il était courant de dormir en deux périodes distinctes. Cette variation illustre l'évolution des rythmes avec l'âge, les personnes âgées ayant tendance à se coucher et se lever plus tôt, avec des interruptions nocturnes plus fréquentes. Les cycles de sommeil typiques d'un adulte en bonne santé comprennent quatre à six cycles de 90 minutes, avec une prédominance du sommeil lent profond en début de nuit et une augmentation du sommeil paradoxal (REM) dans la seconde moitié.
Face à l'impact avéré du manque de sommeil, qui peut être plus délétère que le manque d'exercice ou une mauvaise alimentation, l'intégration d'une gestion rigoureuse du sommeil dans les stratégies de santé publique devient impérative, au même titre que la nutrition et l'activité physique, afin de soutenir l'allongement de l'espérance de vie sans accroître la dépendance.
9 Vues
Sources
France Bleu
Psychomédia
Oregon Health & Science University
SLEEP Advances
Mercola.com
Purepeople
Lisez plus d’actualités sur ce sujet :
Avez-vous trouvé une erreur ou une inexactitude ?Nous étudierons vos commentaires dans les plus brefs délais.
