Trump nomme un envoyé spécial pour l'acquisition du Groenland, provoquant la réprobation danoise

Édité par : gaya ❤️ one

Le Président Donald Trump a relancé, le dimanche 22 décembre 2025, sa démarche visant à intégrer le Groenland aux États-Unis en désignant le Gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, comme envoyé spécial. Cette nomination, qualifiée de politique ad hoc directement rattachée à l'autorité présidentielle, a pour objectif d'institutionnaliser l'intérêt américain pour ce territoire arctique stratégique. Jeff Landry, gouverneur depuis janvier 2024 et allié de longue date de Trump, a accepté cette mission bénévole avec la déclaration explicite de vouloir « faire du Groenland une partie des États-Unis ».

Le Président Trump justifie cette ambition comme une nécessité pour la sécurité nationale américaine, invoquant l'intensification des activités navales russes et chinoises dans la région polaire. La réaction des autorités danoises et groenlandaises fut immédiate et ferme. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, et le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, ont publié une déclaration conjointe affirmant qu'« on ne peut pas annexer un autre pays », exigeant le respect de leur intégrité territoriale commune. Le Ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a convoqué l'Ambassadeur américain Kenneth Howery à Copenhague pour exprimer l'opposition du Royaume à ces propos jugés « totalement inacceptables ».

Parallèlement à cette tension diplomatique, l'administration Trump a exercé une pression économique notable. Le Département de l'Intérieur américain a ordonné la suspension des baux pour cinq grands projets d'énergie éolienne offshore en cours de construction, citant des motifs de sécurité nationale non spécifiés. Parmi les projets impactés figurent Revolution Wind et Sunrise Wind, détenus par la société énergétique danoise Orsted, laquelle est contrôlée par l'État danois. Revolution Wind était achevé à 80 %, Orsted prévoyant une mise en service au second semestre 2026. Cette suspension a engendré une chute du cours de l'action d'Orsted, qui fait face à une augmentation de capital cruciale de 60 milliards de couronnes danoises.

L'enjeu géopolitique autour du Groenland est lié à la compétition pour les ressources stratégiques dans l'Arctique, l'île recelant d'importants gisements de terres rares et d'uranium. Le Groenland, territoire autonome depuis 1979 et jouissant d'une autonomie renforcée depuis 2009, gère ses affaires intérieures, tandis que le Danemark conserve le contrôle de sa défense et de sa politique étrangère. Des sondages de janvier 2025 indiquaient que la majorité des 57 000 résidents souhaitent l'indépendance vis-à-vis du Danemark, mais rejettent l'unification avec les États-Unis. La nomination de Jeff Landry, connu pour sa méfiance envers les alliances multilatérales, signale une tentative de contourner les canaux diplomatiques traditionnels.

Les dirigeants européens ont rapidement apporté leur soutien au Danemark. Ursula von der Leyen, Chef de la Commission européenne, a réaffirmé la primauté des principes de souveraineté et d'intégrité territoriale. La Première ministre estonienne, Kaja Kallas, a souligné que toute modification du statut du Groenland relevait exclusivement des Danois et des Groenlandais. Cette rhétorique présidentielle, qui rappelle une doctrine Monroe réactivée, vise à sécuriser les intérêts américains dans un espace polaire de plus en plus ouvert aux routes maritimes.

6 Vues

Sources

  • Al Jazeera Online

  • Deutsche Welle

  • The Washington Post

  • Democracy Now!

  • wwltv.com

  • AP News

  • Japan Today

  • The Washington Post

  • Reuters

  • The Guardian

  • POLITICO

  • Common Wealthemerald

Avez-vous trouvé une erreur ou une inexactitude ?

Nous étudierons vos commentaires dans les plus brefs délais.