Divergence climatique mondiale en janvier 2026: Vagues de chaleur australiennes et froid polaire dans l'hémisphère Nord
Édité par : Tetiana Martynovska 17
Les schémas météorologiques planétaires au début de janvier 2026 se caractérisent par une divergence climatique marquée entre les hémisphères, un phénomène que les climatologues associent à une instabilité croissante du système global. Tandis que l'hémisphère Sud fait face à des conditions caniculaires extrêmes, l'hémisphère Nord subit des rigueurs hivernales intenses, signalant une normalisation des événements météorologiques exceptionnels. Cette dichotomie met en lumière la complexité croissante des prévisions saisonnières, même si la tendance globale au réchauffement se maintient.
L'Australie, notamment l'État de Victoria, est confrontée à des vagues de chaleur dévastatrices et à des incendies de brousse importants. Au 10 janvier 2026, plus de 30 feux actifs dans cette région avaient déjà consumé plus de 300 000 hectares de végétation. Les autorités, dont la Country Fire Authority, ont décrété l'état de catastrophe, Jason Heffernan, chef des pompiers de l'État de Victoria, ayant qualifié les conditions d'« extrêmement dangereuses ». Ces incendies ont entraîné la destruction d'au moins 130 structures, y compris des habitations, et ont provoqué des coupures d'électricité touchant des dizaines de milliers d'entreprises et de foyers. L'intensité de certains foyers a même généré un orage localisé, un phénomène lié à la chaleur extrême.
Parallèlement, l'hémisphère Nord est plongé dans des conditions hivernales rigoureuses, alimentées par des perturbations atmosphériques majeures. Des projections météorologiques indiquaient une perturbation significative du vortex polaire pour la mi-janvier, facilitant la libération de masses d'air arctique sur de vastes étendues de l'Amérique du Nord et de l'Europe. Cette dynamique atmosphérique consolide des vagues de froid qui pourraient se prolonger jusqu'au début février, redéfinissant les régimes météorologiques habituels. L'Europe fait face à des scénarios hivernaux intenses, bien que les tendances climatiques trimestrielles pour janvier à mars 2026 montrent une probabilité plus élevée de températures plus chaudes que la normale sur le continent, soulignant la tension entre les tendances à long terme et les événements ponctuels.
L'analyse de ces contrastes thermiques suggère une volatilité accrue du système climatique mondial. Les chercheurs notent que le climat australien s'est réchauffé en moyenne de 1,51 °C depuis 1910, augmentant la fréquence des phénomènes extrêmes. De plus, l'année 2025 a été l'une des plus chaudes jamais enregistrées, avec 120 records mensuels de température battus dans plus de 70 pays, les épisodes de chaleur extrême étant devenus presque dix fois plus probables. Cette tendance globale au réchauffement, exacerbée par la fin de la phase La Niña en janvier 2026, renforce l'hypothèse d'un climat de plus en plus erratique.
Les conséquences de cette instabilité se répercutent sur les infrastructures et la vie quotidienne. En Amérique du Nord et en Europe, les chutes de neige importantes et le froid intense perturbent les réseaux de transport et les services essentiels. En Ukraine, des frappes sur les infrastructures électriques et hydriques, combinées à un froid glacial atteignant parfois moins dix-huit degrés Celsius le 16 janvier 2026, ont plongé des millions de familles dans une lutte pour la survie sans chauffage ni électricité. Ces situations illustrent la vulnérabilité des sociétés face à l'intensification des extrêmes, qu'ils soient chauds ou froids, et soulignent l'urgence d'intégrer la résilience dans la planification des infrastructures.
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Sources
LA TERCERA
Notimérica
Prensa Latina
Greenpeace
Wikipedia, la enciclopedia libre
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