Cohabitation des seniors: satisfaction de vie supérieure au mariage selon une étude psychologique
Édité par : Olga Samsonova
Une recherche récente en psychologie révèle que l'emménagement avec un nouveau partenaire, sous le régime de la cohabitation, entraîne une augmentation notable de la satisfaction globale de vie chez les adultes ayant dépassé la cinquantaine. Cette conclusion découle de l'analyse de données longitudinales portant sur des résidents américains âgés de 50 à 95 ans, identifiant la cohabitation comme le facteur principal des améliorations du bien-être dans les relations de la fin de vie.
Les chercheurs, qui examinent la résilience psychologique des personnes âgées face aux adversités telles que le deuil ou la perte d'autonomie, ont observé des dynamiques relationnelles spécifiques. De manière significative, le passage au mariage pour les couples déjà en concubinage n'a généré aucun gain supplémentaire mesurable en matière de bonheur. Cette observation suggère que l'acte de vivre ensemble, plutôt que le statut matrimonial formel, confère l'avantage de bien-être, contrastant avec des études antérieures menées aux États-Unis sur des échantillons de couples mariés où le mariage rehaussait le bonheur.
Les résultats ont également mis en lumière une résilience émotionnelle substantielle chez les adultes plus âgés concernant les ruptures relationnelles. Aucune diminution mesurable du bien-être n'a été constatée suite à une séparation au sein de cette tranche d'âge. Cette donnée indique une capacité d'adaptation positive face à l'adversité, un axe central de l'étude de la résilience chez les seniors confrontés à des changements fonctionnels et relationnels.
Cette évolution reflète un changement sociétal où l'autonomie et le bien-être personnel priment, même au sein d'une relation intime. L'acceptation sociétale croissante de la cohabitation semble avoir modifié son impact relatif par rapport au statut marital. Le concubinage, bien que moins fréquent historiquement chez les plus de 50 ans en France par rapport au mariage en 2016, semble désormais porter une part plus importante des bénéfices perçus, potentiellement en évitant des contraintes quotidiennes. L'analyse des déterminants économiques montre que pour les bas revenus, se mettre en couple augmente le niveau de vie, une opportunité difficile à saisir par l'augmentation de l'offre de travail à cet âge.
Le fait que les séparations n'affectent pas négativement le bien-être renforce l'idée que l'attachement émotionnel est moins lié à la formalisation légale de l'union qu'à la qualité de la relation vécue, démontrant une maturité émotionnelle acquise au fil des décennies.
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Sources
Vorarlberg Online
Universität Wien
BVZ.at
HRS in the News | Health and Retirement Study - University of Michigan
Universität Wien
The Journals of Gerontology - Oxford Academic
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