Progrès Diplomatiques Contradictoires dans les Discussions Indirectes entre Washington et Téhéran, Médiatisés par Islamabad
Édité par : Tatyana Hurynovich
Le président américain Donald Trump a récemment évoqué des « progrès positifs » dans des pourparlers indirects avec l'Iran, échanges qui seraient canalisés par des émissaires du Pakistan, selon un rapport du Financial Times daté d'un dimanche. M. Trump, exerçant un second mandat non consécutif, a confirmé l'existence de ces discussions par l'intermédiaire d'« émissaires » pakistanais, suggérant qu'une résolution pourrait être conclue « assez rapidement ». Ces déclarations interviennent sans que les termes d'un cessez-le-feu immédiat pour la réouverture du détroit d'Ormuz n'aient été détaillés.
Parallèlement à cette rhétorique diplomatique optimiste, la pression militaire américaine se maintient, selon le président Trump, qui a indiqué que les forces armées avaient neutralisé 13 000 cibles et qu'il restait environ 3 000 objectifs à frapper. Le même jour, M. Trump a rapporté que l'Iran avait autorisé le transit de dix pétroliers battant pavillon pakistanais dans le détroit d'Ormuz, geste qu'il a qualifié de « présent » adressé à la Maison Blanche, précisant ensuite que l'Iran avait doublé ce nombre à 20 navires en signe de « respect ». Washington interprète ces concessions sur le transit maritime comme un signe de bonne volonté de la part de la nouvelle direction iranienne, jugée par M. Trump « bien plus raisonnable ».
La figure centrale de cette prétendue avancée diplomatique est le Président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, désigné par Trump comme un acteur clé de la structure de commandement en temps de guerre. Cependant, M. Ghalibaf a publiquement nié toute négociation directe avec les États-Unis, qualifiant les affirmations de pourparlers de « fausses informations » destinées à manipuler les marchés financiers et pétroliers. Le ministère iranien des Affaires étrangères a également démenti toute négociation, tout en reconnaissant la transmission de messages de Washington par des pays amis, messages auxquels Téhéran n'a pas donné suite.
Le conflit, qui a débuté par des frappes conjointes américano-israéliennes le 28 février 2026, a engendré des perturbations économiques mondiales majeures, notamment par le blocage quasi total du détroit d'Ormuz, par où transite habituellement 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, faisant grimper les prix du Brent au-delà de 115 dollars le baril. Dans ce contexte, le Pakistan s'est imposé comme intermédiaire diplomatique clé, son Premier ministre Shehbaz Sharif et le chef d'état-major Asim Munir œuvrant à transmettre le plan de paix américain en 15 points, avec la Turquie et l'Égypte mentionnées comme participantes aux efforts en coulisses.
En contraste avec l'optimisme présidentiel américain, l'Iran maintient une posture de fermeté militaire. Le général de brigade Seyyed Majid Ibn Reza, nommé ministre de la Défense par intérim le 2 mars 2026 après le décès de son prédécesseur, Aziz Nasirzadeh, dans des frappes conjointes américano-israéliennes en février, a condamné l'« agression militaire brutale » lors d'un entretien avec le ministre turc de la Défense, Yasar Guler, réaffirmant le droit inaliénable de l'Iran à l'autodéfense. De plus, M. Ghalibaf a mis en garde contre une prétendue « invasion terrestre » américaine, affirmant que les forces iraniennes attendaient les troupes au sol pour les « incendier ». L'administration Trump a également évoqué un « changement de régime » de facto, suite à la liquidation de hauts responsables, y compris l'ancien Guide suprême Ali Khamenei, tué au début du conflit, et a indiqué que le fils de Khamenei était « très sérieusement en difficulté ».
Enfin, des manifestations intérieures, notamment les rassemblements « Pas de Rois » du samedi 28 mars 2026, ont continué d'exprimer une opposition nationale aux politiques de guerre menées par l'administration Trump.
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Sources
Asian News International (ANI)
Asian News International (ANI)
Middle East Eye
UANI
WION News
The Hindu
The Guardian
Financial Times
Council on Foreign Relations (CFR)
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