Osmolalité Sanguine des Mammifères du Karoo Révèle le Stress Lié au Réchauffement Climatique
Édité par : Tetiana Martynovska 17
Des recherches écologiques récentes ont établi l'osmolalité sanguine comme un marqueur physiologique précis de la tension subie par les mammifères sauvages confrontés aux répercussions du changement climatique. Une étude ciblée sur les souris rayées africaines (*Rhabdomys pumilio*), évoluant dans l'écosystème aride du Karoo Succulent en Afrique du Sud, a mis en lumière une corrélation directe entre la rigueur environnementale et l'augmentation de la concentration sanguine de ces petits rongeurs.
Le biome du Karoo Succulent, partagé entre l'Afrique du Sud et la Namibie, est reconnu comme un point chaud de biodiversité, abritant plus de 6 000 espèces végétales malgré son caractère xérique. L'investigation, menée notamment par des chercheurs de la Succulent Karoo Research Station et de l'Université du Witwatersrand, a quantifié cette réponse physiologique au stress hydrique et thermique. L'augmentation de l'osmolalité sanguine signale une déshydratation ou un déséquilibre électrolytique, conséquences directes d'un environnement où les ressources sont limitées et les températures élevées.
Les impacts du changement climatique en Afrique australe incluent des projections d'un avenir plus chaud et plus sec, avec des conséquences environnementales significatives. Les facteurs de stress climatiques, tels que la dégradation de l'habitat et les restrictions alimentaires, sont connus pour affecter la santé générale et la fonction immunitaire des animaux. Les données collectées sur les souris rayées suggèrent que ces mammifères, confrontés à des saisons sèches intenses, mobilisent des stratégies physiologiques complexes. Des recherches connexes sur ces mêmes souris ont révélé un phénomène adaptatif extrême, l'effet Dehnel, où le cerveau peut réduire sa masse de 10 % durant la saison sèche pour diminuer la dépense énergétique globale.
Cette plasticité physiologique souligne la pression sélective exercée par les variations environnementales extrêmes caractéristiques de cette région. À l'échelle mondiale, l'incidence du changement climatique sur la faune aurait déjà affecté négativement la répartition de 47 % des mammifères terrestres. En Afrique, les changements climatiques constituent actuellement la troisième cause d'érosion de la biodiversité, après la perte d'habitat et la surexploitation, mais pourraient devenir la menace principale dans les décennies à venir.
Les températures ambiantes accrues exigent des adaptations physiologiques pour maintenir l'homéostasie, un équilibre délicat dont le dépassement peut entraîner des dysfonctions cellulaires et une augmentation de la viscosité sanguine. L'étude sur les souris du Karoo Succulent fournit une preuve tangible des mécanismes internes de réponse au stress environnemental, complétant les changements morphologiques observés chez d'autres espèces. La surveillance de paramètres biochimiques tels que l'osmolalité sanguine permet aux chercheurs, y compris ceux associés à des institutions comme le CNRS, de mieux modéliser la vulnérabilité des espèces face à l'intensification des sécheresses et des vagues de chaleur dans des écosystèmes sensibles comme le Karoo.
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Sources
The Conversation
Journal of Experimental Biology
PubMed
ResearchGate
Journal of Experimental Biology
ResearchGate
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