Recherche sur les Zones Bleues Confirme l'Impact du Mode de Vie sur la Longévité
Édité par : Olga Samsonova
Des recherches récentes consolident la longévité exceptionnelle observée dans les régions mondiales désignées comme « zones bleues », notamment la Sardaigne en Italie et Okinawa au Japon, des zones qui présentent des taux de centenaires significativement supérieurs à la moyenne. L'analyse indique que près de 80 % de cette longévité est influencée par l'environnement et les modes de vie, tandis que seulement 20 % est attribué à des facteurs génétiques. Ces communautés tirent leur espérance de vie non pas de revenus élevés ou de soins médicaux spécialisés, mais de schémas de vie profondément ancrés dans des pratiques quotidiennes intégrées.
L'activité physique dans ces bastions de longévité se caractérise par un mouvement modéré et continu, intégré naturellement dans le quotidien plutôt que par des séances de sport compensatoires. Par exemple, de nombreux résidents de Sardaigne, souvent bergers ou agriculteurs, pratiquent une marche constante en milieu montagneux. À Okinawa, l'absence fréquente de chaises oblige les habitants à se lever et à s'asseoir régulièrement, maintenant ainsi une mobilité fonctionnelle tout au long de la journée. Ce mouvement est une composante intrinsèque de l'existence, favorisant une faible incidence de maladies chroniques.
Sur le plan diététique, le précepte okinawais du « hara hachi bu » est central: il s'agit de cesser de manger lorsque l'on atteint environ 80 % de satiété, une stratégie qui prévient l'excès calorique. Cette auto-restriction alimentaire est corrélée au maintien d'un indice de masse corporelle (IMC) sain chez les pratiquants. Les régimes locaux, qu'il s'agisse du régime méditerranéen observé en Sardaigne et à Ikaria (Grèce) ou du régime d'Okinawa riche en patates douces et en soja, privilégient largement les apports végétaux et les légumineuses, limitant la consommation de viande aux grandes occasions.
Un pilier fondamental pour la survie au-delà de cent ans réside dans la préservation d'un rôle social actif et valorisé. Dans les zones bleues, les aînés sont activement impliqués et respectés par les générations plus jeunes, cohabitant souvent sous le même toit, ce qui stimule mentalement et combat l'isolement. Le maintien d'un « ikigai » (but dans la vie à Okinawa) ou d'un « plan de vida » (à Nicoya, Costa Rica) fournit une raison d'être quotidienne, alimentant la résilience.
En opposition directe avec ces modes de vie, des données scientifiques soulignent que le stress chronique constitue un facteur majeur de détérioration de la santé et réduit l'espérance de vie. La libération soutenue d'hormones comme le cortisol, induite par un stress prolongé, est liée à l'accélération du vieillissement biologique et augmente les risques de maladies cardiovasculaires et de déclin cognitif. Les recherches, y compris celles menées à l'Université de Yale, indiquent que la capacité à réguler ses émotions peut atténuer ces effets délétères. Il est important de noter que ces schémas de longévité sont intrinsèquement liés au mode de vie traditionnel; la modernisation a déjà commencé à éroder ces tendances favorables dans certaines de ces régions.
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Sources
Diario La Gaceta
Health
Beehiiv
Belfast Live
BMJ Open
VegNews
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