Mobilisation Étudiante au Venezuela pour l'Amnistie Totale et la Libération des Prisonniers
Édité par : gaya ❤️ one
Le jeudi 12 février 2026, Journée Nationale de la Jeunesse, le Mouvement Étudiant vénézuélien a organisé des manifestations d'envergure nationale pour exiger la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques et l'adoption d'une loi d'amnistie globale. Ce niveau de contestation est le premier de cette intensité depuis janvier 2025, marquant une résurgence de la capacité de mobilisation de la jeunesse.
Le point focal des rassemblements se situait à Caracas, sur le campus de l'Université Centrale du Venezuela (UCV), mais des protestations ont été signalées dans au moins dix-sept autres États, y compris l'Université de Zulia (LUZ) à Maracaibo, ainsi que dans les régions de Monagas, Táchira, Trujillo, Cojedes et Aragua. Des centaines de manifestants se sont réunis à l'UCV, scandant des slogans en référence aux récentes libérations partielles de détenus. Les familles des personnes incarcérées ont rejoint le mouvement, brandissant des messages appelant à la paix et à la fin des détentions arbitraires.
Parallèlement aux manifestations, le Parlement, dominé par le parti au pouvoir, a reporté le débat final sur la Loi d'Amnistie pour la Coexistence Démocratique jusqu'à la prochaine session ordinaire, citant des divergences internes, notamment sur l'article exigeant des bénéficiaires potentiels de « se présenter à la justice ». Cette loi, portée par la présidente par intérim Delcy Rodríguez depuis la capture de Nicolás Maduro par des forces américaines le 3 janvier 2026, vise à couvrir les cas survenus depuis 1999, mais fait l'objet de critiques de l'opposition.
L'ONG Foro Penal, spécialisée dans la surveillance des droits humains, a indiqué que 431 libérations avaient été vérifiées depuis le début du processus le 8 janvier, mais estimait qu'encore plus de 600 individus demeuraient incarcérés au 10 février 2026. Hiowanka Ávila, sœur d'un détenu depuis 2018, a souligné que le projet gouvernemental pourrait exclure plus de 400 prisonniers politiques en raison de limitations temporelles ou d'exclusions spécifiques.
Des figures de l'opposition ont réagi à cette journée d'action. Miguel Ángel Suárez, président de la Fédération des Centres Universitaires (FCU) de l'UCV, a affirmé que la pression se maintiendrait jusqu'à la restauration complète des droits civils et politiques pour amorcer une transition démocratique. Carlos Fernández, leader de Vente Joven, a interprété la forte participation comme la preuve que « la peur est terminée ». Yeissel Pérez, présidente de la FCU à LUZ, a soulevé le manque d'inclusivité dans la consultation publique sur le projet de loi.
Le contexte politique est marqué par la présidence par intérim de Delcy Rodríguez depuis le 3 janvier. Les critiques portent sur la lenteur du processus de libération. La loi, dont l'approbation en première lecture a eu lieu le 5 février, est au centre des préoccupations. La jeunesse vénézuélienne, commémorant la bataille de 1814, réaffirme son engagement historique pour les libertés, insistant sur la nécessité d'une résolution complète des détentions arbitraires.
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Sources
Deutsche Welle
Vente Venezuela
EFE
Efecto Cocuyo
Foro Penal
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