Le Rutabaga: Réévaluation Nutritionnelle au-delà des Traditions de la Saint-Andrew

Édité par : Olga Samsonova

Le rutabaga, connu en Écosse sous le nom de « neeps » lorsqu'il accompagne les plats traditionnels de la Saint-Andrew, fait l'objet d'une réévaluation de son profil nutritionnel, s'imposant comme un légume pertinent au-delà des contextes saisonniers. Ce tubercule, issu d'un croisement entre le chou frisé et le navet, trouve son origine en Scandinavie et fut historiquement un aliment de subsistance essentiel, notamment en Europe durant la Seconde Guerre Mondiale face aux pénuries de denrées. Ce légume de la famille des Brassicacées, également appelé chou-navet ou chou de Siam, regagne en popularité grâce à ses qualités intrinsèques.

Les professionnels de la diététique mettent en avant la faible densité calorique du rutabaga, estimée à environ 35 calories pour une portion de 100 grammes, et sa teneur lipidique minimale, s'établissant à 0,22 g de lipides pour la même quantité. Crucial pour la santé digestive et la gestion du poids, il apporte 2 grammes de fibres alimentaires pour une demi-tasse (125 ml), favorisant ainsi la satiété. Le légume contribue également au bon fonctionnement rénal grâce à ses propriétés diurétiques et fournit du potassium, un minéral essentiel pour la fonction musculaire et la régulation de la pression artérielle.

Un avantage notable du rutabaga réside dans sa richesse en glucosinolates, des composés phytochimiques reconnus pour leurs propriétés antioxydantes. Des études scientifiques ont suggéré qu'une consommation régulière de ces composés pourrait être associée à une réduction de l'incidence de certains cancers, tels que ceux de la prostate ou du poumon, tout en luttant contre le vieillissement cellulaire. En termes de micronutriments, une portion standard couvre une partie des besoins journaliers en Vitamine C, indispensable à l'immunité et à l'absorption du fer, ainsi qu'en Vitamines K et B6, cette dernière jouant un rôle métabolique fondamental.

Concernant la gestion de la glycémie, le rutabaga présente des données variables selon les sources et la préparation. Si certaines indications rapportent un Indice Glycémique (IG) de 70,0, le classant dans la catégorie élevée, sa Charge Glycémique (CG) est généralement faible, estimée à 6,1 pour 100 grammes. D'autres sources, cependant, le positionnent comme un aliment à IG bas, bénéfique pour les individus surveillant leur taux de sucre. Les méthodes de cuisson modifient cet indicateur: la cuisson à l'eau ou à la vapeur, qui dure traditionnellement 35 à 40 minutes, peut élever l'IG en dégradant la structure fibreuse. Pour préserver les nutriments hydrosolubles comme les vitamines B et C, les spécialistes recommandent des modes de cuisson alternatifs tels que le rôtissage, la préparation en gratin, ou sa consommation crue râpée en salade.

Sa chair, d'une teinte plus jaune que celle du navet, offre une grande polyvalence culinaire, s'intégrant aussi bien dans des plats mijotés que dans des accompagnements contemporains. Cultivé notamment en régions comme la Bretagne et le Nord-Pas-de-Calais en France, le rutabaga demeure un légume économique et productif, se conservant facilement durant les mois d'hiver, d'octobre à avril. Il convient de noter que, comme d'autres crucifères, il contient des composés goitrogènes, dont l'effet sur la thyroïde est largement inhibé par la cuisson et nécessite une consommation excessive pour être significatif.

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Sources

  • Yahoo!

  • Best Burns Night 2026 events in Edinburgh, London and across the UK | The Independent

  • Scott Baptie's Food For Fitness

  • 7 Health and Nutrition Benefits of Rutabagas - Healthline

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