Le Miso Traditionnel: Études sur ses Propriétés Radioprotectrices et Oncologiques
Édité par : Olga Samsonova
Le miso, pâte de soja fermentée centrale dans la gastronomie japonaise, suscite un intérêt scientifique accru concernant ses propriétés potentiellement radioprotectrices. Ces investigations trouvent leur origine dans des observations faites après les bombardements atomiques de Nagasaki, où certains survivants ayant consommé quotidiennement de la soupe miso, souvent avec des algues wakame, auraient manifesté une résistance inattendue au syndrome d'irradiation aiguë, même à proximité des déflagrations.
La fermentation, processus clé impliquant le soja, le sel et le koji (Aspergillus oryzae), est considérée comme cruciale pour le développement de ces attributs bénéfiques. Des études expérimentales sur des modèles animaux ont établi une corrélation entre la durée de maturation et l'efficacité protectrice. Il a été spécifiquement démontré que les composés issus d'une fermentation prolongée, atteignant une durée de 180 jours, présentaient la plus grande efficacité pour préserver l'intégrité de l'ADN et des muqueuses intestinales après une exposition aux rayonnements. Le chercheur japonais Hiromitsu Watanabe a conclu que le mécanisme radioprotecteur du miso est lié aux substances générées durant cette étape, impliquant notamment la production de cytokines.
Au-delà de la défense contre les dommages ionisants, le spectre des bienfaits du miso s'étend à la sphère oncologique. Ce produit fermenté est une source de génistéine, un isoflavone dont les effets anticancéreux ont été étudiés, notamment par son aptitude à inhiber l'angiogenèse tumorale. Des essais précliniques sur des souris ont mis en évidence une réduction de la croissance de tumeurs affectant le poumon, le sein et le foie grâce à l'incorporation de miso dans leur régime. Cependant, des études sur le cancer du sein hormono-dépendant chez la souris ont suggéré que des concentrations physiologiques de génistéine pourraient stimuler le développement tumoral, nécessitant des précautions dans la supplémentation.
L'impact du miso sur la santé cardiovasculaire et neurologique fait également l'objet d'investigations. Contrairement aux préoccupations concernant sa teneur en chlorure de sodium, certaines recherches sur des modèles animaux indiquent que l'apport sodique contenu dans le miso n'entraîne pas nécessairement une élévation de la pression artérielle. De surcroît, l'intégration régulière de ce condiment semble associée à des effets neuroprotecteurs, contribuant à la préservation des fonctions cognitives. Historiquement, le miso a toujours été un aliment de subsistance au Japon, inclus dans les rations distribuées après le grand tremblement de terre de Kantō en 1923 pour ses qualités nutritives. Ces multiples facettes positionnent le miso, aliment issu de la transformation microbienne, comme un sujet d'étude majeur pour la nutrition préventive contemporaine.
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Sources
Net.hr
PMC
SciSpace
Alive+Fit
ResearchGate
Rethinking the Water-Salt Relationship Through Miso and Miso Soup: Exploratory Perspectives on Their Possible Roles in Cancer and Radiation Therapy
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