Le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique pour la saison 2025 a atteint une superficie maximale de 21,08 millions de kilomètres carrés, selon le Service de surveillance de l'atmosphère Copernicus de l'Union européenne (CAMS). Cette étendue représente la plus faible superficie maximale enregistrée depuis 2019. Les diagnostics de cette saison ont débuté plus tôt que la moyenne observée entre 1979 et 2022, et la déchirure atmosphérique s'est refermée le 1er décembre, constituant la clôture la plus précoce constatée depuis 2019.
Good News! The ozone hole shrank to its 5th lowest level in 2025 since 1992 and may close by the 2060s, thanks to the Montreal Protocol’s phase-out of ozone-depleting substances. The ozone hole allows more UV, increasing the risks of skin cancer and cataracts.
Cette séquence de deux années consécutives, 2024 et 2025, est caractérisée par des trous d'ozone relativement modestes et de courte durée, contrastant avec les saisons 2020 à 2023 qui avaient présenté des étendues plus importantes et plus persistantes. Le pic de 2025 est nettement inférieur au maximum de 26,1 millions de kilomètres carrés atteint en 2023. Laurence Rouil, Directrice de CAMS, a qualifié cette taille réduite et cette fermeture hâtive de « signe rassurant », y voyant le reflet d'une progression vers la restauration de la couche d'ozone, succès directement lié à l'interdiction des substances appauvrissant l'ozone (SAO).
L'action internationale concertée, symbolisée par le Protocole de Montréal de 1989 qui a orchestré l'élimination de plus de 99 % des chlorofluorocarbures (CFC), est à l'origine de cette tendance positive. Ce traité, ratifié par 198 pays, est reconnu comme un accord environnemental international majeur. Les scientifiques estiment que cette adhésion a permis d'éviter une augmentation de la température mondiale de 0,5 à 1 degré Fahrenheit d'ici 2100. L'Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a confirmé en septembre 2025 que la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique devrait retrouver ses niveaux de référence de 1980 d'ici le milieu du siècle si les politiques actuelles sont maintenues.
Les données de la NASA et de la NOAA pour 2025 indiquent que le pic maximal de 22,86 millions de kilomètres carrés, enregistré le 9 septembre, est environ 30 % inférieur au record établi en 2006. Bien que des variations annuelles persistent en fonction des facteurs atmosphériques naturels, l'impact positif du Protocole de Montréal s'étend également à l'atténuation du changement climatique, notamment par l'amendement de Kigali de 2016 ciblant les hydrofluorocarbures (HFC), des substituts des CFC qui sont de puissants gaz à effet de serre.



