Venezuela: 7 727 libérations accordées depuis la Loi d'Amnistie de février 2026

Édité par : Aleksandr Lytviak

La Loi d'Amnistie pour la Coexistence Démocratique, promulguée fin février 2026 au Venezuela, a permis l'octroi de 7 727 libertés plénières à la date du jeudi 12 mars 2026. Ces chiffres ont été communiqués depuis Caracas par Jorge Arreaza, député chaviste et président de la commission de suivi législatif chargée de l'application de ce cadre légal. Cette législation couvre une période de vingt-sept ans, de 1999 à l'année de la chute de Nicolás Maduro en 2026, et vise à soutenir la réconciliation nationale, bien que son champ d'application soit circonscrit à treize épisodes spécifiques sur treize années distinctes.

Le décompte officiel révèle une ventilation des mesures: sur les 7 727 libertés plénières, 7 474 individus sont passés d'une situation de liberté restreinte, incluant des mesures conservatoires comme l'interdiction de quitter le territoire, à une liberté totale avec « extinction du dossier pénal ». Parallèlement, 253 personnes détenues ont été effectivement libérées de leur incarcération. De plus, 116 autres cas ont reçu des mesures de libération sur recommandation de la commission, même si leurs procédures judiciaires restent actives et que l'amnistie ne s'applique pas directement à leurs chefs d'accusation.

Le processus d'examen des demandes a enregistré un volume important de requêtes soumises à la commission: 12 557 demandes ont été enregistrées, dont 9 726 considérées comme valides pour une étude approfondie. Actuellement, 539 dossiers sont « en cours d'étude », tandis que 2 831 demandes ont été écartées comme doublons ou répétitions. Il est précisé que 1 460 demandes valides ne sont pas éligibles au bénéfice de la loi en raison de l'exclusion de certains chefs d'accusation graves, notamment les homicides, la corruption, le trafic de stupéfiants, ainsi que les violations graves des droits de l'homme ou les crimes contre l'humanité.

En parallèle, l'ONG Foro Penal, spécialisée dans la défense des détenus politiques, a publié son propre bilan au 11 mars 2026, faisant état de 7 654 bénéficiaires de l'amnistie, se décomposant en 247 libérations de prison et 7 407 levées de mesures conservatoires. Cette organisation a également rapporté qu'au 11 mars, 508 individus demeuraient incarcérés pour des motifs politiques. Cette divergence statistique entre les chiffres de M. Arreaza et ceux de Foro Penal souligne une distinction méthodologique dans le décompte des mesures, le gouvernement incluant les personnes sous mesures non privatives de liberté, tandis que l'ONG se concentre sur les libérations physiques de détention.

Le contexte de cette loi fait suite à la capture du président Nicolás Maduro le 3 janvier 2026, sous pression internationale. L'initiative législative, approuvée à l'unanimité par l'Assemblée nationale, représente une étape dans la politique vénézuélienne, visant, selon Delcy Rodriguez lors de la promulgation, à ouvrir des voies pour que le Venezuela « apprenne à coexister démocratiquement et pacifiquement ». Le travail de surveillance de l'application est confié à la commission spéciale présidée par Jorge Arreaza, qui a annoncé la création de trois sous-commissions pour accompagner le processus, y compris l'examen des cas non couverts par l'amnistie mais potentiellement révisables.

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Sources

  • www.xeu.mx

  • EFE

  • Efecto Cocuyo

  • Infobae

  • Sora IA

  • Infobae

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