Différences sensorielles: Comparaison de la vision canine, féline et humaine
Édité par : Olga Samsonova
L'étude approfondie des mécanismes visuels propres aux chiens et aux chats demeure cruciale pour les professionnels de la santé animale et les propriétaires. Les avancées en ophtalmologie vétérinaire mettent en évidence des distinctions fondamentales en matière de perception chromatique, de netteté et d'adaptation à la lumière entre ces animaux domestiques et l'espèce humaine, permettant de mieux décrypter leur interaction sensorielle avec leur environnement.
La vision canine se caractérise par un spectre dichromatique, limitant la perception aux nuances de bleu et de jaune. Les chiens confondent souvent les teintes rouges et vertes, se fiant davantage aux variations de luminosité et de contraste. Cette particularité est liée à la présence d'environ 40 cônes rétiniens chez le chien, contre 150 chez l'humain, ce qui réduit leur richesse chromatique. Par conséquent, les objets bleus ou jaunes se distinguent plus nettement sur des fonds majoritairement verts, un facteur pertinent, par exemple, dans le choix des jouets.
Les félins, en revanche, démontrent une supériorité notable dans les conditions de faible luminosité. Cette efficacité est attribuée à une forte densité de photorécepteurs en forme de bâtonnets dans leur rétine. Un élément anatomique déterminant est le tapetum lucidum, une structure réfléchissante derrière la rétine qui maximise l'absorption de la lumière disponible. Cette adaptation biologique, qui provoque l'effet « yeux phosphorescents » dans l'obscurité, permet aux félins de nécessiter six fois moins de lumière que l'être humain pour distinguer un objet, confirmant leur aptitude à la chasse nocturne.
En comparaison, l'être humain est un trichromate, possédant une acuité visuelle détaillée et une perception des couleurs supérieures. Cependant, les chiens et les chats surpassent la vision humaine dans la détection rapide des mouvements et la navigation en environnement peu éclairé. La fréquence critique de fusion visuelle, au-delà de laquelle des images successives sont perçues comme un flux continu, peut atteindre 80 images par seconde chez le chien et le chat, contre environ 60 images par seconde chez l'homme. De plus, la pupille féline présente une capacité de dilatation exceptionnelle pour capter un maximum de lumière ambiante.
La compréhension de ces sensibilités spécifiques impacte directement le comportement quotidien et l'interaction des animaux de compagnie avec leur milieu. Reconnaître leur sensibilité accrue au contraste et au mouvement aide les propriétaires à interpréter correctement leurs signaux. L'aménagement de l'espace de vie, tenant compte de leur vision floue de près (optimale entre 10 cm et 1 m pour le chat), contribue à l'amélioration de leur qualité de vie. Les vétérinaires utilisent d'ailleurs l'examen du tapetum lucidum pour évaluer l'état de santé rétinien et la circulation sanguine du globe oculaire chez les carnivores domestiques.
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Sources
O Antagonista
O Antagonista
Catraca Livre
Catraca Livre
Revista Oeste
G1 - Globo
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