
Myokines issues de l'exercice quadruplent la croissance neuronale selon recherche 2026
Édité par : Elena HealthEnergy

Des investigations scientifiques publiées en 2026 ont démontré que l'activité physique induit une accélération significative de la création de nouvelles cellules cérébrales, un processus connu sous le nom de neurogenèse. Cette découverte établit une voie biologique pour améliorer les fonctions cognitives et potentiellement contrer le déclin neurologique lié à l'âge. Le fondement de cette avancée réside dans l'identification précise du rôle des myokines, des signaux chimiques sécrétés par les tissus musculaires lors de la contraction physique.
Des études menées par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) dès la fin de l'année 2024 ont mis en lumière l'impact de ces sécrétions musculaires sur le développement des neurones en culture. Les chercheurs, dont Ritu Raman du MIT, ont observé que les motoneurones exposés aux myokines présentaient une croissance jusqu'à quatre fois supérieure à celle des groupes témoins non exposés. Cette observation établit un lien biochimique entre l'effort musculaire et l'accélération de la croissance neuronale, ouvrant des perspectives pour la réparation des lésions nerveuses. La contraction des fibres musculaires libère plus de 600 types de molécules stimulantes pour les neurones et possédant des effets anti-inflammatoires.
Au-delà de la signalisation moléculaire directe, l'exercice physique optimise l'apport sanguin et l'oxygénation du cerveau, bénéficiant particulièrement à l'hippocampe, structure essentielle à la mémoire et à l'apprentissage. Les recherches de 2026, en comparant les profils de « SuperAgers » – des individus âgés conservant des capacités cognitives exceptionnelles – avec d'autres sujets, suggèrent que des taux élevés de neurogenèse dans l'hippocampe constituent une « signature de résilience » protégeant contre la détérioration cognitive. L'étude des SuperAgers, menée par Orly Lazarov de l'Université de l'Illinois à Chicago, a analysé près de 356 000 noyaux cellulaires, révélant une plasticité cérébrale accrue chez ces individus.
Des spécialistes en neurosciences, dont Louisa Nicola, ont réaffirmé en 2026 que l'activité physique, y compris l'entraînement en résistance, agit comme un agent thérapeutique naturel pour le cerveau. Cette activité améliore la mémoire, la concentration et la capacité d'apprentissage, et pourrait assister dans le traitement des maladies neurodégénératives en stimulant la libération du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF), une molécule clé pour la survie et la croissance des neurones. Louisa Nicola, neurophysiologiste et fondatrice de Neuro Athletics, souligne que l'exercice vise à prévenir le déclin cognitif et la maladie d'Alzheimer. Les mécanismes incluent l'augmentation du flux sanguin cérébral, qui stimule la production de BDNF via l'endothélium cérébral, représentant environ 50 % du BDNF cérébral. L'irisine, une myokine spécifique, est reconnue comme un régulateur clé de cette production de BDNF dans l'hippocampe. Les données confirment que le déclin cognitif est un mécanisme biologique modulable, les individus atteints de la maladie d'Alzheimer présentant souvent un taux réduit de myokines dans l'hippocampe.
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Sources
Nature
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