Trêve de Deux Semaines entre Washington et Téhéran, Conflit au Liban Persiste
Édité par : Aleksandr Lytviak
Le 8 avril 2026 marque le début d'une trêve de quatorze jours entre les États-Unis et la République islamique d'Iran, une cessation des hostilités négociée sous la médiation du Pakistan. Cette pause dans les affrontements fait suite à un ultimatum émis par le Président américain Donald Trump, qui avait menacé de détruire des infrastructures iraniennes si le détroit d'Ormuz restait bloqué. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a confirmé l'application immédiate de ce cessez-le-feu sur tous les théâtres d'opérations, y compris au Liban, et a annoncé la tenue de pourparlers ultérieurs à Islamabad dès le 10 avril 2026.
La République islamique d'Iran a interprété cet accord comme une reconnaissance de sa position, exigeant formellement la levée des sanctions économiques et le maintien de son contrôle opérationnel sur le détroit d'Ormuz pendant la suspension des combats. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a précisé que les forces armées iraniennes suspendraient leurs opérations défensives si les frappes américaines cessaient, confirmant que le plan iranien en dix points, incluant le principe de non-agression et l'acceptation de l'enrichissement d'uranium par Washington, servait de base aux discussions.
Cependant, une divergence significative concernant l'étendue de la trêve est apparue immédiatement, notamment au Liban. Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé catégoriquement que l'accord de suspension des hostilités n'incluait pas les opérations militaires menées par Israël dans ce pays. Les opérations militaires intenses au Liban se poursuivent depuis le 2 mars 2026, date à laquelle le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a été tué lors de frappes israéliennes. Jusqu'au 8 avril, les forces israéliennes avaient mené plus de 1 840 attaques dans le but d'établir une zone de sécurité dans le sud du territoire libanais.
Le conflit au Liban, déclenché en réponse à l'assassinat de l'Ayatollah Khamenei, a déjà engendré un lourd bilan humain, comptabilisant au moins 1 461 morts et 2 432 blessés au 1er avril, en plus d'un million de personnes déplacées. Israël a maintenu des incursions terrestres limitées dans le sud du Liban visant à démanteler l'infrastructure du Hezbollah et à sécuriser ses propres populations septentrionales. Des responsables israéliens ont exprimé leur préoccupation quant à cet arrêt temporaire des hostilités avec l'Iran, maintenant des objectifs militaires non atteints à l'intérieur de la République islamique.
La médiation pakistanaise a été essentielle pour parvenir à cette suspension des frappes américaines, précédée par la menace de Donald Trump d'anéantir une civilisation entière si ses exigences concernant le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, n'étaient pas satisfaites. Les marchés pétroliers ont réagi à l'annonce: le prix du baril de West Texas Intermediate a enregistré un gain modéré de 0,48 % à 112,95 dollars la veille. L'Iran a conditionné la réouverture complète du détroit à l'arrêt des frappes israélo-américaines, soulignant que cette pause ne signifiait pas la fin définitive de la guerre.
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Sources
Super Express
Al Jazeera
Reuters
The Guardian
The Times of Israel
Gulf News
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