L'Adversité de l'Enfance Forgerait la Résilience Psychologique des Personnes Âgées

Édité par : Olga Samsonova

Des recherches en psychologie indiquent que les enfances marquées par des difficultés, courantes chez les individus ayant aujourd'hui plus de 70 ans, pourraient avoir constitué un terreau pour l'édification d'une résilience mentale et émotionnelle significative. Les générations ayant grandi avec des ressources matérielles plus limitées et une validation émotionnelle moins systématique ont été amenées à développer des mécanismes d'adaptation sophistiqués, cruciaux pour naviguer dans les défis du vieillissement.

Cette période formative, souvent caractérisée par une exposition directe aux épreuves quotidiennes sans surveillance parentale constante, a favorisé une autonomie forcée et une tolérance à la frustration supérieure à celle observée chez les jeunes générations. Un attribut psychologique saillant chez ces aînés est une indépendance émotionnelle prononcée, résultant d'un apprentissage précoce de l'auto-apaisement et de la gestion interne des affects, réduisant la dépendance excessive au soutien extérieur. Cette autonomie se manifeste par une aptitude à maintenir le calme sous pression et à ériger des frontières émotionnelles solides face aux revers.

Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik souligne que la résilience est plus que la simple capacité à rebondir après un traumatisme; c'est le maintien d'un processus de développement normal malgré des conditions ardues. Bien que les expériences négatives de l'enfance (ENE), telles que les abus ou la négligence, soient corrélées à un risque accru de troubles comme la dépression ou le syndrome de stress post-traumatique à l'âge adulte, la recherche met en lumière qu'une relation de soutien solide, même avec un seul adulte, favorise une adaptation résiliente face à l'adversité.

Le vieillissement est un processus physiologique impliquant des modifications structurelles et fonctionnelles qui varient grandement selon l'individu, touchant les sphères somatique, sociale et psychologique. Pour les seniors, être résilient signifie souvent accepter la perte et donner un sens renouvelé au présent, une perspective qui peut être entravée par des troubles psychologiques plus fréquents avec l'âge, comme la dépression, dont une part significative des symptômes chez les plus de 65 ans reste sous-traitée. Des rencontres professionnelles, à l'instar du colloque tenu à La Rochelle le 13 octobre 2005, ont d'ailleurs réuni des gérontologues pour reconnaître que ces individus sont définis par leur histoire et non uniquement par leur âge.

L'analyse des parcours des générations plus âgées révèle une corrélation entre les défis endurés durant la formation et le développement de mécanismes de défense matures. Ces stratégies d'adaptation, forgées dans la nécessité, constituent aujourd'hui un atout psychologique majeur, permettant à de nombreux aînés de maintenir un fonctionnement positif et une capacité d'adaptation face aux inévitables changements et deuils inhérents à la dernière partie de la vie. La consolidation de compétences comme la régulation émotionnelle dès la petite enfance pose les fondations d'une résilience à long terme.

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Sources

  • JawaPos.com

  • Global Research and Innovation Journal

  • GoLantang

  • Jawa Pos

  • Jawa Pos

  • UI Scholars Hub

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