Philosophie Antique: Un Cadre pour Gérer la Procrastination et Rechercher la Sérénité
Édité par : Olga Samsonova
La philosophie ancienne offre des perspectives pertinentes pour analyser les difficultés contemporaines liées à l'achèvement des tâches et à la gestion des états intérieurs, considérant la procrastination comme un obstacle à la quiétude de l'âme. Ce dialogue entre les époques met en lumière des principes intemporels applicables à l'équilibre psychologique actuel.
Des chercheurs modernes, notamment ceux de l'université de Durham, confirment que la procrastination est intrinsèquement liée à des difficultés de régulation émotionnelle. L'évitement d'une tâche inconfortable conduit à une gratification immédiate, souvent amplifiée par les sollicitations numériques. L'adage attribué à Démocrite, « Celui qui remet tout à plus tard ne laissera rien d'achevé ni de parfait », reflète l'expérience moderne d'une initiation constante sans aboutissement réel.
Démocrite définissait la « gaieté » ou *euthymia* comme un état où l'âme demeure calme et stable, exempte de peur ou de passions perturbatrices. Cette *euthymia*, que Sénèque traduisit par *tranquillitas*, exige une existence ordonnée et guidée par la prudence, s'opposant à la dispersion et à l'inaction. Ces préceptes trouvent un écho dans les recommandations contemporaines qui préconisent de fragmenter les objectifs en actions séquentielles et de cultiver la discipline personnelle pour réduire l'écart entre l'intention et l'exécution.
Les Stoïciens, dont les enseignements ont connu un regain d'intérêt, structurèrent leur pensée autour de trois disciplines: l'assentiment, le désir et l'action. Cette approche pratique, qualifiée de « Stoïcisme moderne », vise à réguler les émotions et à gérer le stress, positionnant la philosophie comme un art de vivre. La recherche actuelle indique qu'environ 20% des adultes américains sont des procrastinateurs chroniques, soulignant les racines psychologiques du comportement, souvent liées à la peur de l'échec et au perfectionnisme.
Face à cet évitement, les Anciens proposaient des stratégies de maîtrise de soi. Épictète rappelait que les problèmes résident dans nos interprétations des événements, une idée qui soutient l'approche cognitive moderne. Marc Aurèle insistait sur le travail acharné et l'accomplissement de sa fonction humaine, exhortant à ne pas gaspiller le temps. L'atteinte de l'excellence et de l'équilibre mental exige donc une action décisive et une constance dans l'effort, transformant la discipline stoïcienne en un pont entre l'aspiration à l'*euthymia* et la productivité quotidienne.
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Sources
La Razón
TN
Infobae
YouTube
Historia National Geographic
ELTIEMPO.COM
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