Nouvelles recommandations de Harvard: Priorité aux fibres et aux aliments fermentés pour la santé intestinale

Édité par : Olga Samsonova

L'Université Harvard a publié de nouvelles directives nutritionnelles soulignant l'importance cruciale de l'apport en fibres et de l'intégration des aliments fermentés pour la santé digestive et le bien-être général. Ces recommandations mettent l'accent sur des sources alimentaires non transformées, notamment les fruits, les légumes et les légumineuses, en raison de leur teneur élevée en fibres essentielles. Simultanément, l'intégration active de probiotiques, disponibles dans des aliments comme le kimchi, le kéfir et le kombucha, est encouragée pour moduler positivement le microbiote intestinal, reconnaissant le lien étroit entre la flore intestinale et la santé systémique.

L'apport en fibres alimentaires est spécifiquement suggéré entre 25 et 30 grammes par jour pour la majorité des adultes, un objectif à atteindre principalement par la consommation d'aliments intégraux. Un tel apport est jugé essentiel non seulement pour faciliter le transit digestif, mais aussi pour contribuer à la prévention des risques cardiovasculaires, du diabète de type 2, de l'obésité et du cancer colorectal. En France, le Programme National Nutrition Santé (PNNS 4) pour la période 2019-2023 visait explicitement une augmentation des apports en fibres, avec une Référence Nutritionnelle (RNP) établie à 30 g/jour, s'appuyant sur des données épidémiologiques indiquant des effets bénéfiques dès 25 g/jour.

Les produits fermentés sont valorisés pour leur capacité à fournir des probiotiques, des micro-organismes vivants qui contribuent à l'équilibre de l'écosystème intestinal. Un microbiote diversifié, soutenu par ces apports, est associé à une meilleure régulation du système immunitaire et à une diminution des marqueurs d'inflammation. Des chercheurs ont observé, lors d'une intervention de dix semaines, que la consommation de six portions quotidiennes d'aliments fermentés entraînait une réduction des cytokines inflammatoires telles que l'IL-6 et l'IL-10 chez les participants.

Ces directives contrastent avec la tendance mondiale récente marquée par une augmentation de la consommation d'aliments ultra-transformés (AUT), souvent pauvres en fibres et riches en additifs. Ces produits industriels perturbent l'équilibre du microbiote et peuvent favoriser un état inflammatoire chronique. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et des chercheurs comme Jean-Claude Moubarac insistent sur la nécessité de politiques publiques pour limiter la production et la consommation de ces AUT, qui représentent un secteur alimentaire mondial pesant 1 900 milliards de dollars annuels.

Eric Rimm de la Harvard T.H. Chan School of Public Health suggère de privilégier l'ajout d'aliments riches en fibres plutôt que le suivi strict des quantités journalières, considérant les aliments fermentés comme une source de probiotiques supérieure aux suppléments. De plus, la fermentation améliore l'absorption des nutriments; par exemple, dans le pain au levain, elle dégrade les phytates, optimisant l'assimilation du fer, du zinc et du magnésium. L'approche de Harvard préconise ainsi un retour à des pratiques alimentaires fondamentales pour renforcer la résilience digestive face aux habitudes de consommation modernes.

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Sources

  • infobae

  • Infobae

  • HealthGuidance

  • Ingredients Network

  • Metrópoles

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