La Nouvelle-Zélande s'apprête à réformer son système fiscal, avec des modifications ciblées sur les règles relatives aux fonds d'investissement étrangers (FIF). Ces ajustements visent à renforcer l'attractivité du pays pour les migrants qualifiés et les investisseurs en allégeant la fiscalité sur les plus-values latentes.
Le gouvernement néo-zélandais, par l'intermédiaire du ministre des Revenus Simon Watts, a introduit un projet de loi fiscale qui devrait être présenté au Parlement en août 2025. L'objectif principal est de stimuler la croissance économique en attirant les talents et les capitaux étrangers, considérés comme essentiels pour la reprise post-pandémique et le développement à long terme du pays.
Les règles actuelles des FIF, qui taxent les plus-values latentes, sont perçues comme un obstacle majeur pour les investisseurs potentiels et les Néo-Zélandais de retour au pays. La réforme proposée introduit une nouvelle méthode de calcul, dite « méthode du compte de revenus ». Cette approche taxerait les dividendes reçus et 70 % des plus-values réalisées sur les investissements acquis avant que la personne ne devienne résidente fiscale néo-zélandaise.
Cette mesure, dont l'entrée en vigueur est prévue pour le 1er avril 2025 pour les nouveaux résidents fiscaux, vise à aligner le système fiscal néo-zélandais sur des pratiques plus familières aux migrants, notamment une taxation basée sur la réalisation effective des gains. Selon les détails avancés, les gains réalisés sur la cession d'investissements éligibles seraient réduits de 30 %, entraînant un taux d'imposition effectif de 27,3 % pour les contribuables dans la tranche marginale la plus élevée (39 %). Les dividendes seraient imposés au taux marginal de la personne, sans décote, l'année de leur versement. Les pertes seraient également réduites de 30 % et cantonnées pour compenser les gains futurs dans le cadre de cette méthode.
Cette initiative s'inscrit dans une stratégie plus large visant à attirer les investissements étrangers et les compétences spécialisées. Parallèlement, la Nouvelle-Zélande a déjà revu ses dispositifs de visas pour investisseurs, notamment le visa « Active Investor Plus », en simplifiant les catégories d'investissement et en réduisant les exigences de présence sur le territoire. Ces changements visent à faire de la Nouvelle-Zélande une destination plus accueillante pour les talents et les capitaux mondiaux, renforçant ainsi son dynamisme économique.
L'introduction de ce projet de loi en août 2025 permettra une période de consultation publique, offrant l'opportunité de peaufiner les détails et de s'assurer que les réformes répondent efficacement aux objectifs gouvernementaux. L'adoption de la loi est prévue pour mars 2026. Ces ajustements fiscaux, couplés à une politique d'immigration favorable, témoignent de l'engagement de la Nouvelle-Zélande à créer un environnement économique propice à la croissance et à l'innovation, tout en valorisant l'apport des nouveaux arrivants et en encourageant les résidents à investir localement.