Les États-Unis ont annoncé le 29 août 2025 la révocation et le refus de visas pour des responsables de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de l'Autorité palestinienne (AP). Cette décision intervient avant la participation de ces derniers à l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2025.
Le Département d'État américain a justifié cette mesure par la non-conformité de l'AP et de l'OLP avec leurs engagements et par leur action visant à saper les perspectives de paix. Ces actions incluent des tentatives de contourner les négociations par des campagnes de droit international, notamment auprès de la Cour pénale internationale (CPI) et de la Cour internationale de Justice (CIJ), ainsi que des efforts pour obtenir la reconnaissance unilatérale d'un État palestinien. Les États-Unis estiment que ces démarches ont contribué au blocage des pourparlers et à la non-libération d'otages.
Cette décision, qualifiée d'inédite, fait suite à des sanctions américaines similaires imposées en juillet 2025. Bien que le Département d'État n'ait pas nommé les personnes spécifiquement visées, des rapports suggèrent que le président de l'AP, Mahmoud Abbas, pourrait être concerné. L'accord de siège de l'ONU de 1947 stipule que les États-Unis, en tant que pays hôte, doivent faciliter l'entrée des diplomates étrangers pour les réunions de l'ONU. Le Département d'État a précisé que des dérogations seraient accordées aux missions de l'AP auprès de l'ONU, leur permettant de poursuivre leurs opérations à New York.
Historiquement, les États-Unis ont déjà restreint l'entrée de responsables palestiniens, notamment en 1988 avec le refus de visa pour Yasser Arafat. Cependant, cette mesure est considérée comme une escalade dans les relations diplomatiques américano-palestiniennes. Cette action intervient alors que plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni, le Canada et l'Australie, ont annoncé leur intention de reconnaître un État palestinien lors de l'assemblée de septembre. La Palestine détient le statut d'État observateur non membre aux Nations Unies depuis 2012, et les États-Unis ont précédemment opposé leur veto à une résolution visant à reconnaître son statut d'État en avril 2025.
Les responsables palestiniens ont exprimé leur profond regret et leur surprise, considérant cette décision comme une violation du droit international et de l'accord de siège de l'ONU. Ils appellent les États-Unis à reconsidérer cette mesure, réaffirmant leur engagement envers le droit international et les résolutions de l'ONU. La communauté internationale suit avec attention les répercussions de cette décision sur les efforts diplomatiques et les futures négociations de paix au Moyen-Orient.