Le Conseil de sécurité de l'ONU vote la fin de la mission de la FINUL au Liban d'ici décembre 2026

Édité par : Татьяна Гуринович

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a voté à l'unanimité la prolongation de la mission de maintien de la paix de l'ONU au Liban, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), jusqu'à fin 2026. Cette décision marque la fin de la mission, établie en 1978, qui patrouille la frontière sud du Liban avec Israël.

La résolution, parrainée par la France, fait suite à des mois de pressions exercées par les États-Unis et Israël, qui souhaitaient une fin plus rapide de la mission. L'ambassadrice adjointe américaine auprès de l'ONU, Dorothy Shea, a déclaré qu'il s'agissait de la dernière prolongation de mandat soutenue par les États-Unis, soulignant que l'environnement sécuritaire au Liban avait considérablement évolué. L'ambassadeur israélien, Danny Danon, a salué cette décision tout en critiquant l'inefficacité de la FINUL.

La FINUL, dont le mandat a été élargi après la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, a pour rôle de surveiller la cessation des hostilités et de soutenir le déploiement des Forces armées libanaises (FAL) dans le sud du Liban. La résolution demande que les FAL deviennent le seul fournisseur de sécurité dans le sud du pays, un objectif soutenu par la communauté internationale qui s'est engagée à intensifier son aide.

La France et l'Italie avaient initialement exprimé des réserves quant à un retrait trop rapide, craignant un vide sécuritaire. Elles ont néanmoins soutenu la résolution, reconnaissant le temps accordé pour la transition. Parallèlement, des initiatives sont en cours pour encourager le désarmement du Hezbollah. L'envoyé américain au Moyen-Orient, Tom Barrack, a révélé que l'Arabie saoudite et le Qatar étaient prêts à investir dans une zone économique dans le sud du Liban pour créer des emplois pour les membres du Hezbollah qui renonceraient à leurs armes.

Le Liban doit présenter un plan de désarmement d'ici la fin du mois d'août, un processus qui rencontre une forte opposition de la part du Hezbollah. Le groupe a rejeté le plan, affirmant qu'il conserverait ses armes tant qu'Israël maintiendrait ses attaques. La capacité de l'armée libanaise à assumer pleinement la responsabilité de la sécurité après le départ de la FINUL reste une préoccupation majeure, malgré les efforts en cours pour renforcer ses capacités.

L'Union européenne envisage de lancer une mission de formation pour les Forces armées libanaises afin de renforcer leurs capacités, un soutien jugé essentiel pour une transition réussie et pour assurer la stabilité dans le sud du Liban.

Sources

  • Washington Examiner

  • Financial Times

  • Associated Press

  • Al Jazeera

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